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[Vol. 2.]
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LE TRIBUN AT.

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Le ministre espagnol destiné à figurer au congrès d’Amiens, Jam. isœ.

M. Campo-Arlange, était malade en Italie. L’Espagne se dé-cida enfin à donner à M. d’Azara, ambassadeur à Paris, l’ordrede se rendre au congrès. Cette difficulté levée avec les Espa- Autres difficultésgnols, il y en avait une autre à lever avec les Hollandais. Le les Hollandais,plénipotentiaire hollandais, M. Schimmelpenninck, ne voulaitpas admettre la base des préliminaires, c’cst-à-dirê la cessionde Ceylan, avant de savoir comment la Hollande serait traitéerelativement à la restitution de ses flottes passées en Angle-terre, relativement aux indemnités qu’on prétendait exigerpour 1e stathouder dépossédé, relativement enfin à certaines

lonté du roi, je lui aurais fait connaître directement la mauvaise conduite deson ministre, si la maladie de S. M. ne fut survenue sur ces entrefaites.

J’ai fait prévenir plusieurs fois la cour d’Espagne que son refus d’exécuterla convention de Madrid, c’est-à-dire d’occuper le quart du territoire portu-gais, entraînerait la perte de la Trinité: elle n’a tenu aucun compte de ces ob-servations.

Dans les négociations qui ont eu lieu à Londres, la France a discuté les in-térêts de l'Espagne comme elle l’aurait fait pour elle-même; mais enfinS. M B. n’a jamais voulu se désister de la Trinité, et je n’ai pas pu m’y oppo-ser, d’autant plus que l’Espagne menaçait la France, par une note officielle,d’une négociation particulière : nous ne pouvions plus compter sur son secourspour la continuation de la guerre.

Le congrès d’Amiens et réuni, est la paix définitive sera promptementsignée; cependant S. M. C. n’a pas encore fait publier les préliminaires, ni faitconnaître de quelle manière elle voulait traiter avec l’Angleterre. 11 devientcependant bien essentiel pour sa considération en Europe, pour les intérêtsde sa couronne, qu’elle prenne promptement un parti, sans quoi la paix défini-tive sera promptement signée sans sa participation.

L’on m'a dit qu’à Madrid on voulait revenir sur la cession de la Louisiane;la France n’a manqué à aucun traité fait avec elle, et elle ne souffrira pasqu’aucune puissance lui manque à ce point. Le roi de Toscane est sur sontrône et en possession de ses états , et S. M. C. connaît trop la foi qu’elle doità ses engagements, pour refuser plus long-temps la mise en possession de laLouisiane.

Je désire que vous fassiez connaître à Leurs Majestés mon extrême mécon-tentement de la conduite injuste et inconséquente du prince de la Paix.

Dans le dernier mois, ce ministre n’a épargné ni notes insultantes, nidémarches hasardées: tout ce qu’il a pu faire contre la France, il l’a fait. Sil’on continue dans ce système, dites hardiment à la reine et au prince de laPaix que cela finira par un coup de tonnerre.