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[Vol. 2.]
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LIVRE XIII.

Janv. 1802.

Les préliminairesde Londres,pris pour hase in->ariabJedu traitédéfinitif.

questions de limites avec la France. Joseph Bonaparte eutordre de notifier à M. Schimmelpenninck, qu’il ne serait reçuau congrès qu’à la condition de reconnaître préalablement lespréliminaires de Londres, comme base de la négociation. LordCornwallis s’étant contenté de cette forme, le congrès se trouvaconstitué.

Cependant les Anglais auraient voulu y introduire le Por-tugal, sous le prétexte que c’était un allié de l’Angleterre. Lemotif secret était d’obtenir l’exemption, pour la cour de Lis-bonne, de la contribution de 20 millions, qui lui avait été im-posée par une condition du traité de Madrid. Le PremierConsul s’y refusa, en déclarant que la paix de la France avecle Portugal était faite, et n’était plus à faire. Cette prétentionécartée, le congrès se mit à l’œuvre, et on fut bientôt d’accordsur les bases.

Pour éviter des difficultés incalculables, on convint de re-pousser toute demande en dehors des préliminaires : Rien deplus, rien de moins que les articles de Londres, fut la maximeréciproquement admise. Les Anglais avaient, en effet, remisen discussion l’abandon par la France de l’ile de Tabago. LePremier Consul, de son côté, avait demandé une extension deterritoire dans la région de Terre-Neuve, pour améliorer lespêcheries françaises. De part et d’autre on avait repousséune telle prétention, et, pour en finir, on était convenu de nerien réclamer au delà des concessions contenues dans le traitédes préliminaires. Autrement c’était mettre la paix en ques-tion, en faisant renaître des difficultés heureusement résolues.Ce principe adopté, il restait à préciser par la rédaction lesstipulations de Londres.

Deux points importants étaient à résoudre : le payement desfrais pour les prisonniers, et le régime à imposer à l’ile deMalte.

L’Angleterre avait eu à nourrir beaucoup plus de pri-sonniers français, que la France de prisonniers anglais, et