LE TRIBUNAT.
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tualité d’une occupation subite, par l’une des deux grandesnations maritimes. Quant à l’affaire du stathouder, rien n’étaitplus aisé, puisqu’on était d’accord.
Le Premier Consul souhaitait d’en finir au plus tôt. Il dé-sirait avoir le traité tout prêt à son retour de Lyon, vu qu’ilse proposait d’apporter ce complément de la paix générale,avec le Concordat et les lois de finances, au Corps législatifrenouvelé. Il donna donc à son frère Joseph l’ordre d’êtrecoulant sur les difficultés de détail qui restaient à résoudre,et de pousser vivement à la signature.
Le Premier Consul partit le 8 janvier (18 nivôse) avec safemme et une partie de sa maison militaire, pour se rendre àLyon. M. de Talleyrand l’y avait devancé, pour tout disposer,de manière qu’à son arrivée, il n’eût plus que des résultats àsanctionner par sa présence. L’hiver était rigoureux, et néan-moins tous les députés italiens se trouvaient déjà réunis, etils s’impatientaient de ne pas voir paraître le général Bona-parte, objet principal de leur voyage.
Le moment était venu de régler les affaires d’Italie, en con-stituant une seconde fois la République cisalpine. M. de Tal-leyrand était fort contraire à cette création. Ce ministre allé-guait la difficulté do faire marcher les choses dans une répu-blique ; il citait les Républiques batave, helvétique, ligurienne,romaine et parthénopéenne, et les embarras qu’on avait eus,ou qu’on avait encore avec elles. Il disait qu’on avait assezde ces filles de la République française, qu’il n’en fallait pasune de plus, et proposait une principauté ou une monarchie,comme celle d’Étrurie, qu’on donnerait à quelque prince, amiet dépendant de la France. Il n’aurait pas été éloigné d’accor-der cet Etat à un prince de la maison d’Autriche, au grand-duc de Toscane, par exemple, qu’on devait indemniser enAllemagne, si on ne l’indemnisait pas en Italie. Cette combi-naison, infiniment agréable pour l’Autriche, l’aurait fort atta-chée à la paix. Elle eût satisfait également les puissances alle-
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Janv. 1802.
Ordre donné parle Premier Con.sul, à son frèreJoseph,d’être coulantsur les difficultésde detail.
Départ
du Premier Con-sul pour Lyon.
Affaires d’Italie.
Avis divers surla constitutionde la Républiqueitalienne.