LE TRIBUN AT.
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publique italienne. C’est la première fois qu’on voit ces deux J«nv. mti.noms de Napoléon et de Bonaparte , réunis l’un à l’autre.' Legénéral devait joindre au titre de Premier Consul de la Répu-blique française, le titre de Président de la République ita-lienne. Une députation lui fut envoyée pour lui en exprimerle vœu.
Pendant que cette délibération avait lieu, le général des Revue à Lvon
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armées d’Italie et d’Egypte, passait la revue de ses anciens d’Égvpte.soldats. Les demi-brigades de l’armée d’Égypte, qu’on avaiteu le temps de réunir, avaient été jointes à la garde consulaire,à de nombreux détachements de troupes, et à la milice lyon-naise. Ce jour-là, les brumes de l’hiver s’étaient dissipées uninstant, et, par un soleil étincelant et un froid rigoureux, legénéral Bonaparte parcourait le front de ces vieilles bandes,qui le recevaient avec d’incroyables transports de joie. Lessoldats d’Égypte et d’Italie, charmés de retrouver si grand cefils de leurs œuvres, le saluaient de leurs cris, et tenaient àlui persuader qu’ils n’avaient pas cessé d’étre dignes de lui,quoique conduits un moment par des chefs indignes d’eux. Ilfaisait sortir de vieux grenadiers hors des rangs, leur parlaitdes combats auxquels ils avaient assisté, des blessures qu’ilsavaient reçues ; il reconnaissait çà et là des officiers qu’il avaitvus en plus d’une rencontre, leur serrait la main à tous, et lesremplissait d’une sorte d’ivresse, dont lui-inéme ne pouvait sedéfendre, en présence de ces braves gens, qui l’avaient aidépar leur dévouement à produire les merveilles dont il jouis-sait, et dont la France jouissait avec lui. Cette scène se pas-sait sur les ruines de la place Bellecour, et en effaçait la tris-tesse, comme la gloire efface le malheur.
C’est en rentrant à l’hôtel-de-ville après cette revue, que lePremier Consul trouva la députation de la Consulte , reçut sonvœu, déclara qu’il l’agréait, et qu’il répondrait le lendemain àce nouvel acte de confiance de la nation italienne.
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