CONSULAT A VIK.
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française dans les Antilles , sans être assuré de la paix défini- k*. i«h.tive. Ils présageaient qu’il serait vietime de son imprudenteconfiance. A la nouvelle des événements de Lyon, de la ces-sion de la Louisiane, de l’acquisition de l’Ile d’Elbe, ils s’étaientrécriés plus vivement encore, et lord Carlisle avait fait uneviolente sortie contre l’ambition gigantesque de la France, etcontre la faiblesse du nouveau cabinet britannique.
M. Pilt continuait de se taire, pensant qu’il fallait laisserépuiser ce goût pour la paix, dont la multitude de Londresparaissait éprise, et qu’il convenait de protéger encore quel-que temps le cabinet destiné à satisfaire un goût probablementpassager. Le cabinet anglais lui-méme se montrait ému del’effet produit sur l’opinion publique ; mais il craignait beau-coup plus ce qu’on dirait, si la paix était rompue aussitôtqu’essayée, et si un traité en forme ne prenait pas la placedes articles préliminaires. Il se borna donc à expédier quel-ques bâtiments armés, qu’on avait trop tôt rappelés dans lesports, et à les envoyer dans les Antilles, pour y surveiller laflotte française dirigée sur Saint-Domingue. Il envoya à lordCornwallis des instructions, qui, sans changer le fond deschoses, aggravaient certaines conditions, et surchargeaient larédaction définitive, de précautions ou inutiles, ou désagréablespour la dignité du gouvernement français. Lord Hawkesburyvoulait que l’on stipulât avec précision un solde au profil del’Angleterre, pour le nombre des prisonniers qu’elle avait eu àentretenir ; il voulait que la Hollande payât à la maison d’O-range une ideinnité en argent, indépendamment de l'indem-nité territoriale promise en Allemagne; il voulait que l’on sti-pulât formellement que l’ancien grand-maître ne serait pasremis à la tôte de l’ordre de Malte. Il aurait désiré surtoutfaire figurer un plénipotentiaire turc au congrès d’Amiens, car,toujours rempli du souvenir de l’Égypte, le cabinet britanniquetenait à enchaîner l’audace du Premier Consul en Orient. Ilsouhaitait enfin une rédaction, qui permit au Portugal d’é-