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LIVRE XIV.
Kev. i8cr’. chapper aux stipulations du traité de Badajos, stipulations envertu desquelles la cour de Lisbonne perdait Olivença enEurope, et un certain arrondissement territorial en Amérique.
Telles furent les instructions envoyées à lord Cormvallis.Cependant il y eut une proposition qui fut réservée pour êtrefaite directement par lord Ilawkcsbury, à M. Otto. Cette pro-position était relative à lTlalie. — Nous voyons, dit lord Haw-kesbury àM. Otto, qu’il n’y a rien à obtenir du Premier Consul,en ce qui touche le Piémont. Demander quelque chose à cetégard serait vouloir l’impossible. Mais que le Premier Consulconcède la plus faible indemnité territoriale au roi de Sar-daigne, dans quelque coin de l’Italie que ce soit, et, en échangede cette concession, nous reconnaîtrons à l’instant mémo toutce que la France a fait dans cette contrée. Nous reconnaîtronsle royaume d’Étrurie, la République italienne et la Républiqueligurienne. —
Les changements demandés soit par lord Cormvallis, soitpar lord Ilawkcsbury, consistant plutôt dans la forme quedans le fond, n’étaient bien fâcheux ni pour la puissance nipour l’orgueil de la France. La paix était assez belle en soi,pour l’accepter telle qu’on la proposait. Mais le Premier Con-sul, ne pouvant pas démêler si ces nouvelles demandes étaientune pure précaution du cabinet anglais, dans l’intention derendre le traité plus présentable au Parlement, ou si en effetce retour en arrière sur des points déjà concédés, accompagnéd’armements maritimes, cachait mie secrète pensée de rup-ture, agit comme il faisait toujours, en allant résolument aubut. Il concéda ce qui lui semblait devoir être concédé, et re-fusa nettement le reste. Relativement aux prisonniers, il re-poussa la stipulation précise d’un solde au profit de l’Angle-terre, mais accorda la formation d’une commission, qui régleraitle compte des dépenses, en considérant toutefois comme pri-sonniers anglais, les soldats allemands ou autres qui avaientété à son service. Il ne voulut pas que la Hollande donnât un