CONSUL A T A VI K. 327
ilorin pour le slalhouder. 11 consentit d’une manière l'ormelleà la noniinnlion d’un nouveau grand-maître de Malte, maissans aucune expression applicable à M. de Ilompesch, et delaquelle on put induire que la France se laissait imposer l’a-bandon des gens qui l’avaient servie. 11 voulut bien que lagarantie de Malte, proposée à la Russie, fût demandée aussi àl’Autriche, à la Prusse et ù l’Espagne. Enfin, sans admettreun plénipotentiaire turc ou portugais, il consentit à l’insertiond’un article dans lequel l’intégrité du territoire turc, et celledu territoire portugais, seraient formellement garanties.
Quant à la reconnaissance de la République italienne, de laRépublique ligurienne, et du royaume d’Etrurie, il déclaraqu’il s’en passerait, et qu’il ne l’achètei’ait par aucune con-cession faite au roi de Piémont, dont il avait résolu dès lorsl’expropriation définitive.
Après avoir envoyé ces réponses à son frère Joseph, avecune liberté suffisante quant à la rédaction, il lui recommandad’agir avec uue grande prudence, pour bien constater que lerefus de signer la paix ne venait pas de lui, mais de l’Angle-terre. Il fit en outre déclarer, soit à Londres, soit à Amiens,que, si on ne voulait pas accepter ce qu’il proposait, on devaiten finir, et qu’à l’instant il allait réarmer l’ancienne flot-tille de Boulogne, et former un camp vis-à-vis des côtesd’Angleterre.
La rupture n’était pas plus désirée à Londres qu’à Paris,ou Amiens. Le cabinet anglais sentait qu’il succomberait sousle ridicule, si la trêve de six mois, suite des préliminaires,n’avait servi qu’à ouvrir les mers aux flottes françaises. LordCormvallis, qui savait que la légation anglaise serait injustifiable,car c’était elle seule qui avait élevé les dernières difficultés,lord Cormvallis fut très-conciliant dans la rédaction. Joseph Bo-naparte ne le fut pas moins, et le 25 mars 1802 au soir (4 ger-minal an x), la paix avec la Grande-Bretagne fut signée, surun instrument surchargé de corrections de tout genre.
l'ev. iwe.
Signature de lapaix d'Amiens,donnée
le *>5 mars 1802.