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[Vol. 2.]
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LIVRE XIV.

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Avril 1802. tous les temps, dans l'ancienne monarchie. Ce qui lui tenaitaujourd’hui le plus à cœur, c’était la restauration du culte ca-tholique , l’organisation de l’éducation publique, le rappel desémigrés, et l’institution de la Légion-d’Honneur. C’étaient b'i,non pas les seules choses qu’il méditait, mais c’étaient suivantlui les plus urgentes. Maître désormais des esprits dans lescorps de l’Etat, il usa des prérogatives de la Constitutionpour ordonner une session extraordinaire. 11 était revenu le31 janvier 1802 (11 pluviôse) delà Consulte tenue à Lyon; letraité d’Amiens avait été signé le 25 mars (4 germinal); lespromotions au Corps législatif et au Tribunat étaient finiesdepuis plusieurs semaines, et les nouveaux élus rendus à

«Session leur poste: il convoqua donc une session extraordinaire pour

itraoniinaire

de fa» x. le 5 avril (15 germinal). Elle devait durer jusqu'au 20 mai(30 floréal), c’est-à-dire un mois et demi. Cela suffisait à sesplans, quelque grands qu’ils fussent, car la contradictionqu’il était exposé à rencontrer désormais, ne pouvait lui faireperdre beaucoup de temps.

Le premier des projets soumis au Corps législatif fut le Con-cordat. C’était toujours le plus difficile des nouveaux projetsà faire adopter, sinon par les masses populaires, au moinspar les hommes qui entouraient le gouvernement, civils et mi-litaires. Le Saint-Siège, qui avait mis tant de lenteur à con-céder, tantôt le fond môme du Concordat, tantôt la bulledes nouvelles circonscriptions, tantôt la faculté d’instituerles nouveaux évéques, avait tout envoyé depuis long-tempsau cardinal Caprara, pour qu’il fût en mesure de déployerles pouvoirs du Saint-Siège, lorsque le Premier Consul lejugerait opportun. Le Premier Consul avait pensé avec raisonque la proclamation de la paix définitive, était le moment oùl’on pourrait, à la faveur de la joie publique, donner pour lapremière fois, le spectacle du gouvernement républicain pro-sterné au pied des autels, et remerciant la Providence desbienfaits qu’il en avait reçus.