CONSULAT A VIE.
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(le les faire agréer par le gouvernement. Il fut accordé aux Avril i&kévêques de former des chapitres de chanoines dans les cathé-drales, et des séminaires dans les diocèses. Tous les choix desprofesseurs dans ces séminaires devaient être approuvés parl’autorité publique. Aucun élève des séminaires ne pouvaitêtre ordonné prêtre, s’il n’avait 25 ans, s’il ne faisait preuved’une propriété de 300 francs de revenu, s’il n’était agréépar l’administration des cultes. Cette condition de propriétén’a pas pu tenir devant la réalité 1 ; mais il eût été à dé-sirer qu’elle fut praticable, car l’esprit du clergé serait moinsdescendu que nous ne l’avons vu depuis. Les archevêquesdevaient recevoir 15,000 francs d’appointements, les évê-ques 10,000. Les curés de première classe devaient rece- •voir 1,500 francs, ceux de seconde, 1,000, sans cumultoutefois avec les pensions ecclésiastiques, dont beaucoupde prêtres jouissaient en compensation des biens écclésiasli-ques aliénés. Le casuel, c’est-à-dire les rétributions vo-lontaires des fidèles pour l’administration de certains sacre-ments, était conservé, à condition d’un règlement donné parles évêques. Du reste, il était stipulé que tous les secours duculte seraient administrés gratuitement. Les églises étaientrestituées au nouveau clergé. Les presbytères, et les jardinsattenants, ce que dans nos campagnes on appelle la maison ducuré, devaient étro les seules portions des anciens biens d’é-glise, rendues aux prêtres; bien entendu qu’il n’était pas ques-tion de ceux de ces biens qui avaient été vendus. L’usagedes cloches était rétabli pour appeler les fidèles à l’église; maisavec défense de les employer à aucun usage civil, à moinsd’une permission de l’autorité. Le sinistre souvenir du tocsinavait fait adopter cette précaution. Aucune fête, excepté celledu dimanche, ne pouvait être établie sans l’autorisation dugouvernement. Le culte ne devait pas être extérieur, c’est-à-
1 Elle n'a été abolie qu'en février 18X0.