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[Vol. 2.]
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LIVRE XIV.

vvrit ia>>. dire, célébré hors des temples, dans les villes où il existaitdes temples appartenant à des religions différentes. Enfin lecalendrier grégorien se trouvait en partie concilié avec le calen-drier républicain. C’était là certainement la plus grave desdifficultés. On ne pouvait pas abolir complètement le calen-drier qui rappelait, plus que toute autre institution, le souve-nir de la Révolution, et qui avait été adapté au nouveau sys-tème des poids et mesures. Mais il n’était pas possible nonplus de rétablir la religion catholique sans rétablir le dimanche,et avec le dimanche la semaine. D’ailleurs les moeurs avaientdéjà fait ce que la loi n’avait pas osé faire encore, et le di-manche était redevenu partout un jour de fête religieuse, plusou moins observé, mais universellement admis comme inter-ruption du travail de la semaine. Le Premier Consul adoptaun moyen terme. 11 décida que l’année, le mois, seraient nom-més comme dans le calendrier républicain, et le jour, la se-maine, comme dans le calendrier grégorien; qu’on dirait, parexemple, pour le jour de Pâques, dimanche 28 germinal an x,ce qui répondait au 18 avril 1802. 11 exigea enfin qu’on nepût marier personne à l’église, sans la production préalable del’acte du mariage civil ; et quant aux registres des naissances,des morts, des mariages, que le clergé avait continué de tenirpar suite de ses habitudes, il fit déclarer que ces registres nepourraient jamais avoir aucune valeur en justice. Enfin toutedonation testamentaire ou autre, faite au clergé, devait êtreconstituée en rentes.

Telle est en substance la sage et profonde loi, qui porte lenom d 'articles organiques. Elle était pour le gouvernementfrançais un acte tout intérieur, qui le regardait seul, et qui, àce titre, ne devait pas être soumis au Saint-Siège. 11 suffisaitqu’elle ne contint rien de contraire au Concordat, pour que lacour de Rome ne fût pas' raisonnablement fondée à se plaindre.La lui soumettre, c’était se préparer des difficultés intermi-nables, difficultés plus grandes, plus nombreuses que celles