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[Vol. 2.]
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CONSULAT A VI K.

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qu'avait rencontrées le Concordat lui-môme. Le Premier Con- Avril ife>.sul n’avait garde de s’y exposer. 11 savait bien qu’une fois leculte publiquement rétabli, le Saint-Siège ne romprait pas lanouvelle paix entre la France et Rome, pour des articles con-cernant la police intérieure de la République. Il est bien vraique plus tard, ces articles sont devenus l’un des griefs de lacour de Rome contre Napoléon, mais ils furent un prétexteplutôt qu’un grief véritable. Ils avaient été, du reste, commu-niqués au cardinal Caprara, qui ne parut point révolté à leurlecture ', à en juger toutefois par ce qu’il écrivit à sa cour. Illit quelques réserves, et conseilla au Saint-Père de ne points’en affliger, espérant, disait-il, que ces articles ne seraient pasexécutés à la rigueur.

La loi des articles organiques rédigée, et discutée en Conseil Après la r«iacd’Etat, il fallait s’occuper du personnel du clergé. C’était un tra- organiques, on

' 11 ° s’occupe

vail considérable, car il y avait une multitude de choix à examiner l,c , la nominationde très-près, avant de les arrêter définitivement. M. Portalis, quele Premier Consul avait chargé de l’administration des cultes, etqui était éminemment propre, soit à traiter avec le clergé, soit àle représenter auprès des corps de l’État, et à le défendre parune élocution douce, brillante, empreinte d’une certaine onc-tion religieuse, M. Portalis résistait ordinairement au Saint-Siège, avec une fermeté respectueuse. Cette fois il s’était faiten quelque sorte l’allié du cardinal Caprara, dans une pré-tention de la cour de Rome, celle d’exclure complètement leclergé constitutionnel des nouveaux sièges. Le Pape, tout ému i.c râpe vomira»

° 1 t ' qu’il iry eut pas

encore d’un acte aussi exorbitant à ses yeux que la déposition .le prêtresdes anciens titulaires, voulait au moins s’en dédommager, en Kouvèauxéloignant de l’épiscopat les ministres du culte qui avaient pac- «'vequcs.tisé avec la Révolution française, et prêté serment à la Con-stitution civile. Depuis que le Concordat était signé, c’est-à-dire depuis environ huit à neuf mois, le cardinal Caprara, qui

1 Ces assertions sont fondées sur la correspondance même du cardinalCaprara.