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LIVRE XIV.

Avril 1802. pour la grande manifestation fixée au dimanche suivant. Ex-cepté les hommes de parti, révolutionnaires entétés dans leurssystèmes, ou royalistes factieux qui voyaient avec chagrin lelevier de la révolte leur échapper, tout le monde approuvaitce qui se passait, et le Premier Consul pouvait reconnaître déjàque ses vues étaient plus justes que celles de ses conseillers.

Te Daim soien- Le dimanche suivant, jour de Pâques, fut destiné à un Te

nel chanté à 1 J 1 '

Notrejr.ync, le J)eum solennel qu’on devait chanter, pour célébrer en même

jour ue Pâques, 1 71

paix glnÜraie et tem P s l a P a ' x générale et la réconciliation avec l’Église. Cette

le rétablissement cérémonie fut annoncée par l’autorité publique comme une

véritable fête nationale. Les préparatifs et le programme enfurent publiés. Le Premier Consul voulut s’y transporter engrand cortège, accompagné de tout ce qu’il y avait de plusélevé dans l’État. Il fit savoir par les dames du Palais auxfemmes des hauts fonctionnaires , qu’elles satisferaient l’un deses désirs les plus vifs, en se rendant à la métropole le jourdu Te Deum. La plupart ne se firent pas presser. On saitquels motifs frivoles se joignent aux motifs les plus pieux,pour augmenter l’affluence dans ces solennités de la religion.Les plus brillantes femmes de Paris obéirent au Premier Con-sul. Les principales d’entre elles avaient rendez-vous auxTuileries, pour accompagner madame Bonaparte dans les voi-tures de la nouvelle cour.

Le Premier Consul avait donné un ordre formel à ses gé-néraux de l’accompagner. C’était le plus difficile à obtenir,car on disait partout qu’ils tenaient un langage inconvenant etpresque factieux. On a déjà vu les écarts de Lannes. Auge-reau, toléré à Paris, était actuellement l’un de ceux qui par-laient le plus haut. 11 fut chargé par ses camarades de seprésenter au Premier Consul, et de lui exprimer leur désir dene pas se rendre à Notre-Dame. C’est en séance consulaire,en présence des trois consuls et des ministres, que le généralBonaparte voulut recevoir Augercau. Celui-ci exposa sonmessage, mais le Premier Consul le rappela à son devoir avec