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[Vol. 2.]
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CONSULAT A VIE.

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sonnes, parce qu’il ne restituait pas les biens des émigrés Avril ïam.vendus ou non vendus. Il fallait bien se passer de l’appro-bation de ces vains discoureurs. Cependant le Premier Con-sul était si avide de gloire que ces misérables critiquestroublaient quelquefois le plaisir que lui causait l’assentimentuniversel de la France et de l’Europe.

Mais son ardeur à bien faire ne dépendait pas de la louangeet de la critique, et à peine avait-il consommé le grand acteque nous venons de rapporter, qu’il en préparait déjà d’au-tres de la plus haute importance politique et sociale. Débar-rassé des obstacles que présentait à sa féconde activité la ré-sistance du Tribunat, il était résolu, pendant cette sessionextraordinaire de germinal et floréal, de terminer, ou dumoins d’avancer beaucoup la réorganisation de la France. Ufaut exposer ses idées à cet égard.

Par les actes déjà connus du Premier Consul, surtout par Manière <i« p™

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le rétablissement des cultes, il était facile de deviner quelle consul, relative-ment à i'orgaui

était la tendance ordinaire de son esprit, et sa manière parti- * a ; ion de

1 7 1 la France, et pro-

culière de penser sur les questions d’organisation sociale. En l ets c ‘j“j |e '[' dé-générai, il était disposé à contredire les systèmes étroits ouexagérés de la Révolution, ou, pour parler plus exactement,de quelques révolutionnaires; car, dans ses premiers mouve-ments, la Révolution avait toujours été généreuse et vraie. Elleavait voulu abolir les irrégularités, les bizarreries, les injustesdistinctions, dérivant du régime féodal, et en vertu desquelles,par exemple, un juif, un catholique, un protestant, un noble,un prêtre, un bourgeois, un Rourguignon, un Provençal, unBreton, n’avaient pas les mômes droits, les mêmes devoirs,ne supportaient pas les mêmes charges, ne jouissaient pas desmêmes avantages, en un mot, ne vivaient pas sous les mê-mes lois. Faire de tous ces Français, quelle que fût leur reli-gion, leur naissance, leur province natale, des citoyens égaux,en droits et en devoirs, aptes à tout suivant leur mérite, voilàce qu'avait voulu la Révolution dans ses premiers élans, avant

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