CONSULAT A VIE.
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cilement appréciables, si généralement récompensées en tout Mai isoi.pays, que personne ne trouverait il redire si on se bornait àcet objet clair et limité.
Le Premier Consul répondit il toutes ces objections avec la Réponsesdialectique la plus vigoureuse. Qu’v a-t-il d'aristocratique, Premier Consul
aux objections
disait-il, dans une distinction toute personnelle, toute viagère, «flevees
1 ° contre la Légion-
accordée à l’homme qui a déployé un mérite civil ou militaire, ‘• Honneur,accordée à lui seul, accordée pour sa vie seulement, et ne pas-sant point à ses enfants? Une telle distinction est le contrairede l’aristocratie; car le propre des titres aristocratiques est dese transmettre de celui qui les a mérités <1 son fils qui n’a rienfait pour les acquérir. Un ordre est la plus personnelle, lamoins aristocratique des institutions. Mais, dit-on, après ceciviendra autre chose. Cela se peut, ajoutait le Premier Consul ;mais voyons d’abord ce qu’on nous donne, nous jugerons lereste ensuite. On demande ce que signifie cette Légion com-posée de six mille individus, et quels seront ses devoirs. Ondemande si elle a d’autres devoirs que ceux qui sont imposésà l’universalité des citoyens, tous également tenus de défendrele territoire, la Constitution, l’égalité. Premièrement on peutrépondre à cette question que tout citoyen doit défendre lapatrie commune, et que cependant il y a l’armée, à qui on enimpose plus particulièrement le devoir. Serait-il dès lorsétonnant que, dans l’armée, il y eût un corps d’élite, auquel ondemanderait plus de dévouement ii ses devoirs, plus de dis-position au grand sacrifice de la vie ? Mais d’ailleurs veut-onsavoir ce que sera cette Légion, s’écriait le Premier Consul, enrevenant à son idée favorite; le voici. C’est un essai d’organi-sation pour les hommes, auteurs ou partisans de la Révolu-tion, qui ne sont ni émigrés, ni Vendéens, ni prêtres. L’ancienrégime, si battu par le bélier de la Révolution, est plus entierqu’on ne le croit. Tous les émigrés se tiennent par la main;les Vendéens sont encore secrètement enrôlés ; et, avec lesmots de roi légitime, de religion, on peut en un instant réunir
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