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[Vol. 2.]
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LIVRE XIV.

Mai 1802 . moyen de l’accroissement extraordinaire des produits. Nousvenons de dire que l’exercice courant, celui de l’an x, était enparfait équilibre.

Kn résumé, une dette en rentes perpétuelles de 50 millions,parfaitement régularisée, réunie sous un seul titre, pourvued’une dotation suffisante en biens nationaux; une dette enrentes viagères de 20 millions, des pensions civiles pour 20 ;210 millions affectés à la guerre, 105 à la marine, composaient,avec les autres dépenses moins considérables, un budget de500 millions, sans les centimes additionnels et les frais deperception, de 625 avec ces centimes et ces frais: budgetcouvert par des revenus qui augmentaient à vue d’œil, sanscompter le rétablissement des contributions indirectes, restantcomme ressource pour les besoins nouveaux qui pourraientBudget plus tard se produire. Ainsi, après dix ans de guerre, de con-u'T/cvoiutkm* c I u ^ tl!S superbes, on revenait à 500 millions, budget de 1789,avec cette différence que la dette se trouvait dans une faibleproportion à l’égard du revenu, et que ce chiffre de 500 mil-lions, porté à 625 par les centimes additionnels et les frais deperception, représentait toutes les charges du pays; tandis(pie les 500 millions du budget de Louis XVI, laissaient en de-hors, non-seulement les frais de perception, mais les revenusdu clergé, les droits féodaux, les corvées, c’est-à-dire pourplusieurs centaines de millions de charges. Si, en 1802, laFrance payait 625 millions également répartis, la France, en1789, payait 11 ou 12 cent millions mal répartis, avec un ter-ritoire moindre d’un quart. La Révolution, sans compter lebienfait d’une réforme sociale complète, avait donc produit,au moins sous le rapport matériel, autre chose que des cala-mités. Il n’y avait dans toute cette prospérité financière qu’unsouvenir regrettable : c’était la banqueroute, résultant du pa-pier-monnaie, mais nullement imputable au gouvernementconsulaire.

Ces propositions ne furent plus accueillies, comme celles

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