CONSULAT A VIE.
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do l’an ix, par une violente opposition. Elles satisfirent lesdeux assemblées législatives, et furent votées avec de simplesobservations, sur la proportion des contributions directeset indirectes, observations que le gouvernement aurait dictéeslui-môme, si on ne les avait pas faites spontanément.
Ce fut là le dernier acte de cette session de quarante-cinqjours, consacrée à de si grands objets.
Le Tribunat et le Corps législatif se séparèrent le 20 mai(30 floréal), laissant la France dans un état dans lequel elle n’a-vait pas été encore, et ne sera peut-être jamais.
En ce moment, la population se présentait avec empresse-ment aux mairies, aux greffes des tribunaux, chez les notai-res, pour donner une réponse affirmative à la question poséepar le Conseil d’État. On évaluait entre trois et quatre mil-lions, le nombre des votes qui étaient ou qui allaient être don-nés. C’est peu en apparence sur une population de 36 mil-lions d’àmes ; c’est beaucoup, c’est plus qu’on ne demande,et qu’on n’obtient dans la plupart des constitutions connues,où trois, quatre, cinq cent mille suffrages, au plus, exprimentles volontés nationales. En effet, sur 36 millions d’individus,il y en a la moitié à écarter comme appartenant à un sexe quin’a pas de droits politiques. Sur les 18 millions restants, il ya les vieillards, les enfants, qui réduisent à 12 millions auplus, la population mâle et valide d’un pays. C’est donc unnombre extraordinaire, si on songe aux hommes travaillantde leur mains, la plupart illettrés, sachant à peine sous quelgouvernement ils vivent, c’est un nombre extraordinaire, quecelui de quatre millions d’habitants sur douze, amenés à seformer une opinion, et surtout à l’exprimer.
11 y avait, toutefois, quelques dissidents républicains ouroyalistes, qui venaient exprimer leur vœu négatif, et qui parleur présence attestaient la liberté laissée à tout le monde.Mais c’était une minorité imperceptible. Du reste, adhérents
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Mal 1802.
Grand nombre devotes apportésdans les mairies,les greffes destribunaux, lesoffices des no-taires etc.