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[Vol. 2.]
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CONSULAT A VIE.

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<le critiquer à luiis-clos, et pnr conséquent sans énergie, ce Juillet îsœ.qu’avait fait le premier.

Enfin la prérogative de voter les traités fut enlevée auCorps législatif et au Tribunat. Le Premier Consul se souve-nait de ce qui était arrivé au traité avec la Russie, et ne vou-lait pas être exposé à une scène du même genre. Il imacina Cr<?atiim

K 1 d'un Conseil

un Conseil privé, composé des consuls, des ministres, de deux prive,sénateurs, de deux conseillers d’État, de deux membres de laLégion-d’Honnour, ayant la qualité de grands-officiers, les unset les autres désignés par le Premier Consul pour chaque oc-casion importante. Ce Conseil privé devait être seul consultésur la ratification des traités. II était chargé aussi de rédigerles sénatus-consultes organiques.

La création d’un Conseil privé était un tort fait au Conseild’État, et ce dernier y parut sensible. Le Premier Consul luiretirait, par cette institution, la connaisancc des traités qu’ilavait eue jusque-lit, commençant à croire que c’était trop detrente à quarante individus, pour des communications de cegenre.

Restait à organiser le pouvoir exécutif sur la nouvelle basedu Consulat à vie. Le Premier Consul voulut que le pouvoir,qui lui était déféré à vie, le fût aussi pour la même durée detemps h ses collègues. Vous avez assez fait pour moi, (lit-ilau consul Cambacérès, pour que j’assure votre position. —

Le principe de la durée à vie fut donc posé pour les troisconsuls, aussi bien dans le présent que dans l’avenir. Restaitla grande question de la désignation du successeur du Pre-mier Consul, par laquelle il fallait suppléer à l’hérédité. Le Pouvoir

« de désigner son

general bonaparte avait d’abord refusé la faculté qu’on voulait successeur,

1 accordé au l>re-

lui conférer de désigner lui-même son successeur. Il se rendit mier Co " sul -enfin, et on arrêta qu’il pourrait le désigner de son vivant.

Dans ce cas, il devait le présenter au Sénat avec un grandappareil. Le successeur désigné prêtait serment à la Répu-blique dans le sein du Sénat, en présence des consuls, des