CONSULAT A VIE.
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sul, et faire renaître ainsi une sorte de liberté, liberté aristo- Juillet îarxcratique, il est vrai, mais qui n’est ordinairement ni la moinsfière, ni la moins conséquente, ni la moins durable de toutes.
Du reste, la liberté est toujours garantie quand le pouvoir estpartagé et soumis à des délibérations. 11 ne peut, en effet,jamais y avoir sur les grands intérêts d’un pays que deuxopinions plausibles. Si le pouvoir a en face de lui une auto-rité capable de lui résister, celle-ci, aristocratique ou autre,embrasse, par un irrésistible penchant à la contradiction, l’o-pinion qu’il a repoussée. Elle tend à la paix en présence d’unpouvoir tendant à la guerre ; elle tend à la guerre en présenced’un pouvoir tendant à la paix: elle adopte les vues libéralesen présence d’un pouvoir inclinant aux vues conservatrices.
En un mot, il y a contradiction, dès lors examen et liberté;car la liberté consiste principalement à faire débattre franche-ment et courageusement par les citoyens, n’importe de quelleorigine, le pour et le contre sur les affaires de l’État. CetteConstitution de M. Sieyès pouvait donc un jour revenir à sonbut primitif; mais, dans le moment, elle n’était qu’un masquepour la dictature. Une constitution, quelle qu’elle soit, donnetoujours des résultats conformes à l’état présent des esprits.
Il y a des temps où contredire est la tendance dominante,d’autres où le goût d’adhérer est général. On était alors porté àl’adhésion : la forme du pouvoir était, au fond, assez indifférente.
Il faut toutefois le reconnaître, cette République nominale Carant-ve
du nouveau gou-
avait une rare grandeur: elle rappelait, sous quelque rapport, v {:[™{j , t c " t 0 “ p ( [ fcsla République romaine convertie en Empire. Ce Sénat avait ror>sulat » vic -la puissance du Sénat de l'ancienne Rome, puissance qu’il livraità l’Empereur quand celui-ci était fort, qu’il reprenait pour enuser lui-même, quand l’Empereur était faible ou libéral. CePremier Consul avait bien le pouvoir des Empereurs romains ;il en avait l’hérédité, c’est-à-dire le choix entre ses successeursnaturels ou adoptifs. Ajoutons qu’il en avait à peu près la puis-sance sur le inonde.
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