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[Vol. 2.]
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CONSULAT A VI K.

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n’a mérité au même degré, les purs hommages dont il était Août îae.alors l’objet de la part de la France, et du monde entier.

C’était déjà la puissance impériale qu’on lui a vue depuis,mais avec l’assentiment universel des peuples, avec des formesmoins royales, mais plus dignes peut-être, car il y restait unecertaine modestie républicaine, qui convenait à ce pouvoirnouveau, et qui rappelait Auguste conservant, au milieu dela suprême puissance, les habitudes extérieures du citoyenromain.

Quelquefois, après une longue route à travers une vaste et Ui-sun»;

^ 1 7 1 «le l;i période de

belle contrée, on s’arrête un instant pour contempler d’un lieu t i r “ is 1 î^’élevé le pays qu’on a parcouru : imitons cet exemple, arrêtons-nous, et jetons un regard en arrière, pour contempler les pro-digieux travaux du général Bonaparte, depuis le 18 bru-maire. Quelle profusion, quelle variété, quelle grandeur d’é-vénements !

Après avoir traversé les mers par miracle, revu la France,surprise et ravie de sa soudaine apparition, renversé le Di-rectoire, saisi le pouvoir, accepté, en la modifiant sous le rap-port de la puissance exécutive, la Constitution de M. Sieyès,il avait mis en hâte quelque ordre dans l’administration, ré-tabli la perception et le versement de l’impôt, relevé le crédit,envoyé un premier secours aux armées, profité de l’hiverpour accabler la Vendée sous une réunion imprévue detroupes, reporté brusquement ces troupes vers les frontières,et, au milieu de la confusion apparente de tous ces mouve-ments, créé au pied des Alpes une armée inaperçue, invrai-semblable, destinée à tomber à Pimprovisle au milieu des en-nemis , qui se refusaient à croire à son existence. Tout étantprêt pour entrer en campagne, il avait offert à l’Europe lapaix ou la guerre, et la guerre ayant été préférée, il avait or-donné le passage du Rhin, porté Moreau sur le Danube, placéMasséna dans Gênes, pour y arrêter les Autrichiens et les yretenir. Puis Moreau, d’un côté, ayant jeté M. de Kray sur