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aoiU 1802. fusait à toute concession qui aurait pu contrarier ses inten-tions patriotiques. Les Anglais, de leur côté, n’étaient pasalors plus qu’aujourd’hui portés à favoriser nos produits spé-ciaux. Les vins, les soieries étaient les objets que nous au-rions voulu introduire chez eux. Ils s’y refusaient par deuxraisons : l’obligation contractée envers le Portugal de ménagerune préférence à ses vins, et le désir de protéger les soieries,qui avaient commencé à se développer en Angleterre. Tandisque l’interdiction des communications nous avait valu la ma-nufacture du coton, elle leur avait valu en retour la manu-facture de la soie. Il est vrai que le développement de l’in-dustrie du coton était immense chez nous, parce que rien nenous empêchait d’y réussir complètement, et que l’industriede la soie, au contraire, ne prospérait que médiocrement enAngleterre, par suite du climat, et par suite aussi d’une cer-taine infériorité de goût. Néanmoins les Anglais ne voulaientnous sacrifier ni le traité de Methuen, qui les liait au Portu-gal , ni leurs soieries naissantes, dont ils avaient conçu desespérances exagérées.
Ajuster de tels intérêts était presque impossible. On avaitproposé d’établir à l’entrée des deux pays, sur les marchan-dises importées dans l’un et dans l’autre, des taxes égales aubénéfice que percevait la contrebande, de manière à rendrelibre et profitable au trésor public un commerce qui ne pro -fitait qu’aux fraudeurs. Cette proposition alarmait les manu-facturiers anglais et français. D’ailleurs le Premier Consul,convaincu de la nécessité des grands moyens pour les grandsrésultats, considérant alors l’industrie du coton comme la pre-mière, la plus enviable de toutes, voulait lui assurer l’im-inense encouragement d’une interdiction absolue des pro-duits rivaux.
Moyens imaginé* Pour éluder ces difficultés, l’agent français avait imagine un
pour concilier les 70 * .
uvaies'de'France s y s * , ® me séduisant au premier aspect, mais presque iinprati-
Kt d'Angleterre, cable. Il avait proposé de laisser entrer en France les pro-