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[Vol. 2.]
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LES SÉCULARISATIONS.

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les guerres dont le monde était encore menacé. Mais ces ri- Août ihh.chesses métalliques de l’Amérique, reçues et dissipées par desmains inhabiles, n’étaient pas employées aux nobles usagesauxquels on aurait dû les consacrer. La plus faible partie ser-vait à soutenir le crédit du papier-monnaie ; la plus grande, àpayer les dépenses de la cour. Rien ou presque rien n’étaitdonné aux arsenaux du Ferrol, de Cadix, de Carthagène. Toutce que savait faire l’Espagne, c’était de se plaindre de l’alliancefrançaise, de lui imputer la perte de la Trinité, comme si elleavait dû s’en prendre à la France du triste rôle que le princede la Paix lui avait fait jouer, soit dans la guerre, soit dansles négociations. Une alliance n’est profitable que lorsqu’onapporte à ses alliés une force réelle qu’ils apprécient, et dontils sont obligés de tenir grand compte. Mais l’Espagne, quandelle faisait cause commune avec la France, entraînée à laguerre maritime par l’évidence de ses intérêts, ne savait plusla soutenir dès qu’elle y était engagée, devenait presque au-tant un embarras qu’un secours pour ses alliés, et se traînaità leur suite, toujours mécontente et d’elle-même et des autres.

C’est ainsi qu’elle avait passé peu à peu d’un état d’intimitéà un état d’hostilité à l’égard de la France. La division fran-çaise envoyée en Portugal avait été indignement traitée,comme on l’a vu, et il avait fallu une menace foudroyante duPremier Consul pour arrêter les conséquences d’une conduiteinsensée. A partir de cette époque les rapports étaient de- Retour de bonne

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venus un peu meilleurs. Il y avait entre les deux puissances, e e t t r, j.jf sp ^ r j' n n e ceoutre les intérêts généraux, qui étaient communs depuis unsiècle, des intérêts du moment, qui touchaient fort le cœurdu roi et de la reine d’Espagne, et qui étaient de nature à lesrapprocher du Premier Consul. C’étaient les intérêts nés dela création du royaume d’Étrurie.

La cour de Madrid se plaignait du ton de supériorité queprenait à Florence le ministre de France, général Clarke. LePremier Consul avait fait droit à ces plaintes, et ordonné au