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[Vol. 2.]
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LES SECULARISATIONS.

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ment, qui n’excluait pas plus tard, qui préparait au contraireun état meilleur et définitif.

Les rapports étaient chaque jour plus affectueux avec lacour do Rome. Le Premier Consul écoutait avec une grandecomplaisance les plaiutes du Saint-Père sur les objets qui lechagrinaient. La sensibilité de ce vénérable pontife était ex-trême pour tout ce qui touchait aux affaires de l’Église. Laprivation des Légations avait beaucoup réduit les ressourcesfinancières du Saint-Siège. L’abolition d’une foule de droitsperçus autrefois en France, abolition qui menaçait de s’étendremême en Espagne, l’avait encore appauvri. Pie VII s’enplaignait amèrement, non pour lui, car il vivait comme unanachorète, mais pour son clergé, qu’il pouvait à peine entre-tenir. Cependant, comme les intérêts spirituels étaient, auxyeux de ce digne pontife, fort au-dessus des intérêts tempo-rels , il se plaignait aussi avec douceur, mais avec un vif sen-timent de chagrin, des fameux articles organiques. On serappelle que le Premier Consul, après avoir renfermé dansun traité avec Rome, qualifié de Concordat, les conditions gé-nérales du rétablissement des autels, avait rejeté dans uneloi tout ce qui était relatif à la police des cultes. Il avait ré-digé cette loi d’après les maximes de l’ancienne monarchiefrançaise. La défense de publier aucune bulle ou écrit sansla permission de l’autorité publique ; l’interdiction à tout légatdu Saint-Siège d’exercer ses fonctions sans la reconnaissancepréalable de ses pouvoirs par le gouvernement français ; lajuridiction du Conseil d’État, chargé des appels comme d'abus ;l’organisation des séminaires soumise à des règles sévères;l’obligation d’y professer la déclaration de 1682; l’introductiondu divorce dans nos lois ; la défense de conférer le mariagereligieux avant le mariage civil ; l’attribution complète et dé-finitive des registres de l’état civil aux magistrats munici-paux, étaient autant d’objets sur lesquels le Pape adressaitdes représentations , que le Premier Consul écoutait sans

Août 1802.

Rapports duPremier Consulavec le Papedepuis

le Concordat.

Réclamationsdu Pape au sujetdes articles orga-niques.