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[Vol. 2.]
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LES SÉCULARISATIONS.

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sables, et organiser immédiatement les autorités publiques Août 1802 .d’après cette môme constitution.

Pour ôter aux oligarques l’appui du sénat, dans lequel ils dc P^ ,0 f| t j ( ‘jj 1 n „avaient la majorité, on prononça la suspension de ce corps. .^Vs p“utsA cette nouvelle, M. Reding accourut, et protesta contre les cantons -résolutions prises. Mais privé de l’appui du sénat, qui étaitsuspendu, il se retira, déclarant qu’il ne renonçait pas à sa ■ 'qualité de premier magistrat, et se transporta dans les petitscantons pour y fomenter l’insurrection. On le considéra commedémissionnaire, et on confia au citoyen Ruttimann la chargede premier landamman. Ainsi la Suisse, arrachée tour à touraux mains des unitaires absolus et ù celles des oligarques,se trouvait, par une suite de petits coups d’Etat, replacéedans les mains des révolutionnaires modérés. Malheureu-sement ces derniers n’avaient pas à leur tête, comme les mo-dérés français quand ils firent le 18 brumaire, un chef puis-/sant, pour donner à la sagesse l’appui de la force. Cependantéclairés par les événements, les partisans de la révolution,quelle que fût leur nuance, étaient disposés à s’entendre, et àprendre pour bonne la constitution du 29 mai, en y introduisantcertains changements. Mais M. Reding travaillait à soulever lespetits cantons, et la nécessité de recourir à un bras puissant,hors de Suisse, puisqu’on ne l’avait pas en Suisse, était à peuprès inévitable. Quelque évidente que fut cette nécessité, per-sonne toutefois n’osait l’avouer. Les oligarques, qui voyaientdans l’intervention de la France leur ruine assurée, faisaientaux révolutionnaires un crime de vouloir cette intervention.

Ceux-ci, pour ne pas fournir un tel grief à leurs adversaires,la repoussaient hautement. Enfin le Premier Consul lui-môme,désirant épargner des inquiétudes ù l’Europe, était décidé, àmoins d’événements extraordinaires, à ne pas compromettre lestroupes françaises dans les troubles de la Suisse. Aussi, quoi-que trente mille Français fussent répandus au milieu des Alpes,jamais nos généraux 11 ’avaient obtempéré aux réquisitions des