LES SECULARISATIONS:
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sur ses dispositions politiques. Il voyait sa maison ruinée par Août iso- 2 .deux guerres longues et sanglantes, auxquelles la passion Ses prétentionsavait eu plus de part que la raison, et il se disait que l’Au- >ies indemnités
r 1 1 ' 4 germaniques.
triche, assez heureuse, quoique battue, pour trouver dansl’acquisition des États Vénitiens un dédommagement de laperte des Pays-Bas et du Milanais, perdrait peut-être, à unetroisième guerre, les États Vénitiens eux-mêmes, et ces der-niers sans compensation. Ce prince, devenu ministre, s’ap-pliquait à composer une armée, qui fût mieux organisée etmoins coûteuse que celles qu’on avait, depuis dix ans, vaine-ment opposées à l’armée française. L’empereur, esprit sage,plus solide que brillant, partageait les opinions de l’archiduc,et ne songeait qu’à tirer le meilleur parti possible de l’affairedes indemnités. Il espérait y trouver une conjoncture favo-rable pour réparer les derniers revers de sa maison.
La Prusse, qui s’était séparée, en 1795, de la coalition, d ^ p® ussepour faire à Bâle sa paix avec la République française, qui, ie ®"j 1 ';f clledepuis celte époque, avait rétabli ses finances au moyen dela neutralité, et gagné de nouvelles provinces à la suite du r Allemagne,dernier soulèvement de la Pologne, la Prusse cherchait main-tenant, dans le partage des biens de l’Église germanique,une occasion de s’agrandir en Allemagne, genre d’agrandisse-ment qu’elle préférait à tout autre. Elle avait un roi fortjeune, fort sage, qui mettait beaucoup de prix à passer pourhonnête, qui l’était en effet, mais qui aimait infiniment lesacquisitions de territoire, à condition toutefois de ne pas lesacheter par la guerre. Du reste, on possédait un singuliermoyen pour tout expliquer en Prusse d’une manière hono-rable. Les actes équivoques, d’une honnêteté contestable,étaient attribués à M. d’Haugwitz, auquel on imputait ordi-nairement tout ce qu’on ne savait comment justifier, et quise laissait immoler de bonne grâce à la réputation de sonroi. Cette cour, ayant des lumières et peu de préjugés, avaitsu vivre tolérablement avec la Convention et le Directoire,