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LIVRE XV.
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Août îaH. très-bien avec le Premier Consul. A l’avènement de ce der-nier, elle avait montré un instant la volonté de s’interposerentre les puissances belligérantes, pour les forcer à la paix ;et depuis que le Premier Consul les y avait forcées à lui seul,elle faisait au moins valoir auprès de lui ses bonnes intentions ;elle le caressait sans cesse, et lui laissait entrevoir dans l’ave-nir un traité formel d’alliance offensive et défensive, moyen-nant qu’on la favorisât dans le partage des dépouilles del’Église germanique.
I.» Russie, La ltussie, désintéressée dans la question territoriale qui
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iians les affaires s’agitait en Allemagne, n’était ni appelée, ni autorisée à s’en
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cependant uièler par le traité do Lunéville; mais elle y aurait volontiersrôîc. j 0Q y un r ôi e Être pris pour arbitre eût flatté la vanité dujeune empereur, vanité qui commençait à percer sous unemodestie et une ingénuité apparentes. Ce prince s’était d’abordsoumis aux deux personnages qui l’avaient porté au trône, àtravers une affreuse catastrophe ; c’étaient le comte Pahlen et lecomte Panin. Mais son honnêteté et son orgueil souffraientégalement d'un tel joug. Il lui en coûtait d’avoir à ses côtésdes hommes qui lui rappelaient d’horribles souvenirs; il étaithumilié d’avoir des ministres qui le traitaient en prince mi-neur. Nous avons déjà dit qu’entouré des compagnons de sonpremier âge, MM. de Strogonoff, NowosiltzofF et Czartoryski,et d’un ami plus mûr, M. de Kotschoubey, il lui tardait des’emparer avec eux des affaires de l’empire. Il avait profitéd’une occasion offerte par le caractère impérieux du comtePahlen, pour le l’envoyer en Courlande. Il en avait fait autantà l’égard du comte Panin, et il avait introduit M. de Kotschou-bey dans le cabinet. Pour vice-chancelier, il venait de prendreun personnage ancien dans le gouvernement russe, le princeKurakin, homme d’état d’humeur facile, aimant l’éclat du pou-voir, et prêtant complaisamment son nom, connu de l’Europe,aux quatre ou cinq jeunes gens qui commençaient à gouver-ner secrètement l’empire. Dans celte bizarre association d’un