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[Vol. 2.]
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LES SECULARISATIONS.

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pas été le dernier, si on l’avait satisfait. Pour avoir jusqu’àl’Isar, elle aurait abandonné à la maison de Bavière Àugsbourg(l’évéché et la ville), plus toutes les possessions autrichiennesen Souabe. Dans ce plan, la ville de Munich, située sur l’Isar,se trouvant sur la frontière, et ne pouvant demeurer siège dugouvernement bavarois, Augsbourg aurait été la nouvelle capi-tale offerte à l’électeur palatin. Mais c’était absorber presque lamoitié de cet électorat, et refouler entièrement la maison palatineen Souabe. A défaut de ce rêve beaucoup trop beau, le coursde l’Inn eût consolé l’Autriche de ses malheurs. Elle ne pos-sédait que la partie inférieure de l’Inn, depuis Braunau jusqu'àPassau. Mais, au-dessus, entre Braunau et les Alpes tyro-liennes, c’était la Bavière qui avait les deux rives de ce fleuve.L’Autriche aurait souhaité l’Inn dans tout son cours, depuisson entrée en Bavière, à Kufstein, jusqu’à sa réunion au Da-nube. Celte ligne aurait embrassé moins de pays que cellede l’Isar, mais elle était fort belle encore, et militairement plussolide. C’était toujours par voie d’échange que l’Autriche seproposait d’acquérir l’une ou l’autre de ces frontières. Aussine cessait-elle, depuis que la question des indemnités s’agitaitentre les cabinets, d’obséder de ses offres, et, quand ellen’était pas écoutée, de scs menaces, le malheureux électeurde Bavière, lequel communiquait sur-le-champ ses anxiétésà ses deux protecteurs naturels, la Prusse et la France.

Voilà comment l’Autriche entendait faire sa part dans ladistribution des indemnités. Voici comment elle faisait celledes autres.

Pour les pertes essuyées par la Bavière à la gauche duRhin, pertes qui surpassaient celles de tous les autres princesallemands, car cette maison avait perdu le duché de Deux-Ponts, le Palalinat du Rhin, le duché de Juliers, le marquisatdeBerg-op-Zoom, et une foule de terres en Alsace, l’Autrichelui assignait deux évêchés en Franconie, ceux de Wurtzbourget de Bamberg, fort bien placés pour la Bavière, puisqu'ils

Août 1802.

Manièredont l'Autricheveut faire la partdes

autres maisonsallemandes.