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[Vol. 2.]
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LES SÉCULARISATIONS.

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disant qu’on voulait par la nomination de nouveaux titulaires Août îaœ.créer des obstacles aux sécularisations, et empêcher la libreexécution du traité de Lunéville. Ses réclamations avaient pourbut d’empêcher qu’on ne remplit de la même manière les bé-néfices encore vacants de Freisingen, Ratisbonne et Bereh-lolsgaden.

On pourrait se faire une idée assez juste des projets de la Prétentions

contraires

Prusse, en prenant exactement le contre-pied des projets de i» Crusse.l’Autriche. D’abord elle jugeait, et avec raison, les pertes dugrand-duc de Toscane exagérées du double au moins. Onprétendait à Vienne qu’il avait perdu 4 millions do florins enrevenu. Cette assertion était fort exagérée; elle reposait surla confusion des revenus nets et des revenus bruts. Le revenunet perdu par le grand-duc était de 2,500,000 florins au plus.

La Prusse soutenait que Salzbourg, Passau et Berchtolsgadenégalaient, s’ils ne surpassaient, le revenu de la Toscane ; sansajouter que la Toscane, détachée de la monarchie autrichienne,n’avait pour celle-ci aucune valeur de position , tandis queSalzbourg, Berchtolsgaden, Passau, liés au corps même decette monarchie, lui donnaient une frontière excellente, etdans les montagnards de Salzbourg une nombreuse populationmilitaire. On croyait que l’Autriche y pourrait lever vingt-cinq mille hommes. Il n’y avait donc pas de motif fondé pourajouter au lot de l’archiduc les évêchés d’Augsbourg, d’Aich-stedt, l’abbaye de Ivempten, le comté de Werdenfels, ainsique toutes les villes libres et les abbayes demandées enSouabe. Cependant la Prusse insistait moins sur l’exagérationdes demandes de l’Autriche, qu’elle n’insistait sur la légitimitédes siennes. Elle estimait au double de leur valeur véritableles pertes qu’elle prétendait avoir faites, et diminuait demoitié le prix des territoires qu’elle réclamait en dédommage-ment. D’abord elle partageait l’un des désirs de l’Autriche,celui de se porter vers le centre et le midi de l’Allemagne.

Elle voulait faire en Franconie ce que l’Autriche cherchait