MiS SÉCULARISATIONS.
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songe qu’après avoir exagéré jusqu’au double, même au triple,le chiffre de ses pertes, elle dissimulait dans la môme propor-tion la valeur des objets demandés en compensation, que, parexemple, elle évaluait à 350 mille florins l’évêché de Munster,qui, à Paris, d’après les calculs les plus impartiaux, était évaluéà 1,200 mille, qu’elle estimait à 150 mille florins l’évêché d’Os-nabruck, qui, à Paris, était estimé 369 mille, et ainsi du reste,on se fera une idée de la folle exagération de ses prétentions.
Elle so montrait un peu plus généreuse que l’Autriche en-vers les princes de second et de troisième ordre, car c’étaienttout autant de voix protestantes à introduire dans la Diète.Elle était d’avis de supprimer les électeurs ecclésiastiques deCologne et de Trêves, de laisser exister tout au plus celui deMayence, avec les débris de son électorat situés à la rivedroite du Rhin; de remplacer les deux électeurs ecclésias-tiques supprimés par des électeurs protestants, pris par-mi les princes de Hesse, de Wurtemberg, de Bade, mêmed’Orange-Nassau, s’il était possible. L’appui que l’Autrichecherchait auprès de la Russie, la Prusse le cherchait auprèsde la France. Elle offrait, si on la secondait dans ses récla-mations , de lier sa politique à celle du Premier Consul, des’engager à lui par une alliance formelle, de garantir tous lesarrangements faits en Italie, tels que la création du royaumed’Etrurie, la nouvelle constitution donnée à la République ita-lienne, et la réunion du Piémont à la France. Elle faisait enmême temps les plus grands efforts pour amener à Paris lanégociation, que l’Autriche tâchait d’amener à Saint-Péters-bourg. Elle savait que, hors de Paris, elle n’était pas très-favorablement jugée; que, dans toutes les cours, on lui repro-chait amèrement d’avoir abandonné la cause de l’Europe pourcelle de la Révolution française; que, si on critiquait les pré-tentions de l’empereur, les siennes étaient jugées bien plussévèrement, car il leur manquait l’excuse des grandes pertesessuyées par la maison d’Autriche dans la dernière guerre ;
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Août I8W.
La Prussese jettedans les brasde la France.