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[Vol. 2.]
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LIVRE XV.

Août 1802. torieur. D’ailleurs l’effet se produit inévitablement quand lerésultat réel est obtenu.

La proposition du Premier Consul à l’empereur Alexandreétant acceptée, on convint do présenter à la Diète germaniqueune note, signée des deux cabinets, et contenant l’offre spon-tanée de leur médiation. Restait à s’entendre sur les arran-gements à consigner dans cette note. Le Premier Consul eutbeaucoup de peine à faire accepter à M. de Markoff les stipu-lations déjà convenues avec les principales puissances alle-mandes , et contraires aux vues de l’Autriche, sans lui êtresérieusement dommageables. Tandis que le jeune AlexandreDifficultés 'dictait de ne partager aucune des passions de l’aristocratietre auprès””"' européenne, M. de Markoff à Paris, M. de Woronzoff à Londres,pour^enten f affichaient sans aucune retenue les passions qu’un émigré fran-pîan 6 n .ïes e çais, un tory anglais, ou un grand seigneur autrichien, au-indemmtes. r;| j cn j p U rossen ti r . M. de Markoff notamment était un Russeplein de morgue, dépourvu de cette attrayante flexibilité qu’onrencontre souvent chez les hommes distingués de sa nation,ayant de l’esprit, encore plus d’orgueil, et se faisant de lapuissance de son cabinet une idée alors tout à fait exagérée.Le Premier Consul n’était pas homme à tolérer la ridicule hau-teur de M. de Markoff, et savait remettre à sa place l’ambas-sadeur , en observant pour le souverain les égards convenables.11 lui offrit pour le Wurtemberg, pour Baden, pour la Bavière,des avantages supérieurs certainement aux pertes que ces troismaisons avaient éprouvées. Mais M. de Markoff, indifférentà la parenté impériale, même à la politique russe, qui commen-çait depuis la paix de Teschen à favoriser les petites puissancesallemandes, M. de Markoff, dans son zèle pour la cause de lavieille Europe, se montrait non pas Russe, mais Autrichien.C’était l’Autriche qui semblait l’intéresser exclusivement. LaPrusse lui était odieuse, il contestait toutes ses assertions,rAutrïciie. admettait au contraire toutes colles de l’Autriche, et deman-dait pour celle-ci autant qu’on aurait pu demander à Vienne.