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[Vol. 2.]
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LES SÉCULARISATIONS.

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L’évêché de Salzbourg, la prévôté de Berchtolsgadon, accor-dés d’un consentement général à l’archiduc Ferdinand, pro-duisaient à peu près autant que la Toscano, c’est-à-dire2,500,000 florins. On ajoutait cependant à ces deux princi-pautés les évêchés de Trente et de Brixen. Mais M. de Mar-koff, porte-parole de l’Autriche, ne voulait pas qu’on tintcompte de cette addition. Ces évêchés étaient dans le Tyrol,et dès lors, suivant lui, tellement à l’Autriche, que c’était ôterà l’empereur pour donner à un archiduc. On répondait à celaque Trente et Brixen étaient des principautés ecclésiastiques,tout à fait indépendantes, quoique enclavées dans le territoireautrichien, et qu’elles ne seraient à l’Autriche que lorsqu’onles lui aurait attribuées formellement.

L’Autriche voulait en outre l’évêché de Passau, qui lui as-surait l’importante place de Passau, située au confluent de l’Innet du Danube, et formartt une tête de pont sur la Bavière. Onconsentait bien à donner à l’Autriche l’évêché de Passau sansla place, ce qui était possible et convenable, car le territoirede cet évêché se trouvait compris tout entier en Autriche, etla place de Passau en Bavière. Accorder cette place à l’Au-triche, c’eût été lui accorder, à l’égard de la Bavière, une po-sition offensive et menaçante. Rien n’était donc plus naturelque de concéder l’évêché à l’archiduc Ferdinand, et Passauà l’électeur palatin. Mais l’Autriche tenait à Passau comme àune position capitale, et M. de Markoff la défendait pour l’Au-triche avec la plus extrême chaleur. Pourtant on voulait ter-miner cette longue négociation, et M. de Markoff, sentant qu’onfinirait par se passer de la Russie, consentit enfin à transiger,et tomba d’accord avec M. de Talleyrand du plan définitif.

Les avantages déjà concédés par le Premier Consul à laPrusse et à la maison d’Orange, quoique vivement contestéspar M. de Markoff, furent insérés tout entiers dans le plan dé-finitif. (Voir la carte n° 21.) C’étaient, ainsi qu’on l’a vu, pourla Prusse les évêchés d’Hildesheim, de Paderborn, de Munster

Août 1802.

Difficultérelativementà la ville(lePass.au.

Plan definitifadoptépar la Russieet la France.

Lot

de la Prusse