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[Vol. 2.]
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LIVRE XV.

Sept. 1802*

Ouverturedu protocoledans le sein dela députationextraordinaire.

Quatre Étatssur huitadoptent com-plètementle projet demédiation.

Avis

particulierde Mayence.

[aient à vaincre, il est vrai, les difficultés de forme, dont l’Au-triche allait se servir pour ralentir l’adoption du plan, à moinsqu’elle n’obtint quelque concession qui adoucit son chagrin,et sauvât la dignité du chef de l’empire, fort compromise encelte occasion.

La députation extraordinaire qui était chargée par la Diètede préparer un conclusum , et de le lui soumettre, était en cemoment assemblée. Les huit États qui la composaient, Brande-bourg, Saxe, Bavière, Bohême, Wurtemberg, Ordre Teuto-nique, Mayence, Hesse-Cassel, étaient présents dans la per-sonne de leurs ministres. Le protocole était ouvert; chacunavait commencé à émettre son avis. Sur les huit États, quatreadmirent sans hésiter le plan des médiateurs. Brandebourg,Bavière, Hesse-Cassel, Wurtemberg, exprimèrent leur grati-tude pour les hautes puissances, qui avaient bien voulu venirau secours du Corps germanique, et le tirer d’embarras parleur arbitrage désintéressé ; déclarèrent en outre le plan sage,acceptable dans son contenu, sauf quelques détails, à l'égarddesquels la grande députation pourrait sans inconvénientdonner son avis, et proposer d’utiles modifications. Ils ajou-tèrent enfin, relativement au délai fixé, qu’il était urgent d’enfinir au plus tôt, tant pour le repos de l’Allemagne que pourcelui de l’Europe. Cependant les quatre États approbateursne s’expliquaient pas d’une manière précise sur ce terme dedeux mois. C’eût été compromettre leur dignité que de rap-peler ce terme rigoureux, pour proposer de s’y soumettre ;mais c’était bien ce qu’ils entendaient dire, quand ils recom-mandaient à leurs co-États d’en finir au plus tôt.

On aurait dû s’attendre à l’approbation de Mayence, puisquecet ancien électorat ecclésiastique était seul conservé, et pourvud’un revenu d’un million de florins. Mais le baron d’Albini,représentant de l’archevêque électeur, homme d’esprit, fortadroit, souhaitant au fond du cœur le succès de la médiation,était fort embarrassé d’approuver, en présence de tout le parti