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[Vol. 2.]
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RUPTURE DE LA PAIS D AMIENS.

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bout portant, abattit deux cents d’entre eux, les uns tués, les f<?v. 1802.autres blessés. Le brave général Pamphile-Lacroix était dunombre de ces derniers. On fondit alors à la baïonnette sur cesmisérables noirs, et on immola ceux qui n’eurent pas le tempsde s’enfuir. L’amiral Latouche, qui pendant la traversée disaitsans cesse aux généraux de l’armée, qu’une escadre était parses feux supérieure à toute position de terre, et qu’il le feraitbientôt voir, l’amiral Latouche vint se placer sous les batteries la d * illedes noirs, et en peu d’instants réussit à les éteindre. Les noirs 1 >ort s âüÆe ncecanonnés de si près, assaillis dans les rues par les troupes de 5 '™ opérations'la division Boudet, s’enfuirent en désordre, sans mettre le feu, dès'généraux,laissant les caisses publiques pleines d’argent, et les magasinsremplis d’une immense quantité de denrées coloniales. Mal-heureusement ils emmenaient avec eux des troupes de blancs,les traitant sans pitié dans leur fuite précipitée, et marquantleurs traces par l’incendie et le ravage des habitations. Descolonnes de fumée signalaient au loin leur retraite.

Le féroce Dessalines, en apprenant le débarquement desFrançais, avait quitté Saint-Marc, passé derrière le Port-au-Prince , et par une marche rapide occupé Léogane, pour dis-puter aux Français le département du sud. Le général Boudety envoya un détachement qui chassa Dessalines de Léogane.

O11 était informé que le général La plume, moins barbare que i-e noir

1 ° x ' 1 Laplume rend

ses pareils, se défiant d’ailleurs d’une contrée toute pleine de i, î tact à ", osmulâtres ennemis implacables des noirs, était disposé à se sou- d ‘ ! 8 * 1 r ^ 1 “ entmettre. Le général Boudet lui dépêcha aussitôt des émissaires.

Laplume se rendit, et remit intact à nos troupes ce riche dé-partement , comprenant Léogane, le grand et le petit Goave,

Tiburon, les Gayes et Jacmel. C’était un heureux événementque cette soumission du noir Laplume, car le tiers de la coloniese trouvait ainsi arraché aux ravages de la barbarie. Pendantce temps la partie espagnole tombait sous la domination de nostroupes. Le général Kerversau, envoyé <i Santo-Domingo avec

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