RUPTURE DE LA PAIX D'AMIENS.
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saint Louvorture. Il suffisait pour cela qu’ils fussent rassurés Mai I802.sur la conservation do leurs richesses et de leur liberté.
Le capitaine général Leclerc, qui était un brave militaire,doux et sage, s’appliquait à rétablir l’ordre et la sécurité dansla colonie. 11 avait continué d’admettre les pavillons étrangers,pour favoriser l’introduction des vivres. 11 leur avait assignéquatre ports principaux, le Cap, le Port-au-Prince, les Cayes,Santo-Domingo, avec défense de toucher ailleurs, afin d’em-pêcher l’introduction clandestine des armes le long des côtes.
11 n’avait restreint l’importation que relativement aux produitsd’Europe, dont il avait réservé la fourniture exclusive auxnégociants français de la métropole. Il était en effet arrivé unegrande quantité de vaisseaux marchands du Havre, de Nantes,de Bordeaux, et on pouvait espérer que bientôt la prospéritéde Saint-Domingue se rétablirait, non pas au profit des An-glais et des Américains, comme sous le gouvernement de Tous-saint, mais au profit de la France, sans que la colonie y per-dit aucun de ses avantages.
Cependant un double danger était à craindre; d’une part,le climat toujours funeste aux troupes européennes; de l’autre,l’incurable défiance des nègres, qui ne pouvaient pas, quoiqu’on fît, s’empêcher d’appréhender le retour de l’esclavage.
Aux dix-sept ou dix-huit mille hommes, déjà transportés dans État
1 ' " 1 de l’armée de
la colonie, de nouvelles divisions navales, parties de Hollande Saint-nnmingimet de France, en avaient ajouté trois à quatre mille, ce quiportait à vingt et un, ou vingt-deux mille, le nombre des sol-dats de l’expédition. Mais quatre à cinq mille étaient déjà horsde combat, pareil nombre dans les hôpitaux, et douze milleau plus restaient pour suffire à une nouvelle lutte, si lesnègres avaient encore recours aux armes. Le capitaine généralapportait un grand soin à leur procurer du repos, des rafraî-chissements, des cantonnements salubres, et ne négligeaitrien pour rendre complet et définitif le succès de l’expéditionqui lui avait été confiée.
au moment <l'expéditionparaîtterminée.