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[Vol. 2.]
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RUPTURE DE LA PAIX D'AMIENS.

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s’exposer à une guerre générale, menace qu’il ne braveraitcertainement pas pour soutenir le landamman Dolder et sescollègues.

Toutefois, malgré cette agitation, les pauvres montagnardsd’Uri, de Schwitz, d’Unterwalden, les plus engagés dans cettetriste aventure, n’allaient pas aussi vite que l’auraient désiréleurs chefs, et ils avaient déclaré ne pas vouloir sortir de leurscantons. Le gouvernement helvétique avait à peu près quatreà cinq mille hommes à sa disposition, dont mille ou douze centsemployés à garder Berne, quelques centaines répandus dansdiverses garnisons, et trois mille dans le canton de Lucerne,sur la limite d’Unterwalden, ces derniers destinés à observerl’insurrection. Une troupe d’insurgés était postée au villaged’Hergyswil. Bientôt on en vint aux coups de fusil, et il y eutquelques hommes tués et blessés de part et d’autre. Tandisque cette collision avait lieu à la frontière d’Unterwalden, legénéral Andermatt, commandant les troupes du gouverne-ment, avait voulu placer quelques compagnies d’infanterie dansla ville de Zurich, pour y garder l’arsenal, et le sauver des mainsdes oligarques. La bourgeoisie aristocrate de Zurich résista,et ferma ses portes aux soldats du général Andermatt. Celui-cienvoya vainement quelques obus sur la ville ; on lui réponditqu’on se ferait brûler plutôt que de se rendre, et de livrerZurich aux oppresseurs de l’indépendance de l’Helvétie. Aumême instant les partisans de l’ancienne aristocratie de Berne,dans le pays d’Argovie et dans l’Oberland, s’agitaient au pointde faire craindre un soulèvement. Dans le canton deVaud, onpoussait le cri ordinaire de réunion à la France. Le gouverne-ment suisse ne savait comment se tirer de cette situation pé-rilleuse. Combattu à force ouverte par les oligarques, il n’avaitpour lui ni les patriotes ardents, qui voulaient l’unité absolue,ni les masses paisibles, qui étaient assez portées pour la révo-lution, mais ne connaissaient de cette révolution que les hor-reurs de la guerre, et la présence des troupes étrangères. Il

Nov. 1802 .

Les oligarquessoulèventles petitscantons contrele gouvernementdes

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