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LIVRE XVI.
Nov. 1002. Prusse et l’Autriche, parce qu’elles étaient en instance pourobtenir de lui des avantages tout personnels. C’était le moment,en effet, où l’Autriche sollicitait et Unissait par obtenir une ex-tension d’indemnités, en faveur de l’archiduc de Toscane. Maisle cabinet anglais commit un acte beaucoup plus grave, et quieut plus tard d’immenses conséquences. L’ordre d’évacuer l’É-gypte était expédié ; celui d’évacuer Malte ne l’était pas en-
Le cabinet core. Ce retard jusqu’ici tenait à des motifs excusables, et
britannique .
r évacuation imputables à la chancellerie française qu’à la chancel-
de Malte. j er j e anglaise. M. de Talleyrand, comme on peut s’en souvenir,avait négligé de donner suite à l’une des stipulations du traitéd’Amiens. Cette stipulation portait qu’on demanderait à laPrusse, à la Russie, à l’Autriche et à l’Espagne, de vouloirbien garantir le nouvel ordre de choses établi à Malte. Dès lespremiers jours de la signature du traité, les ministres anglais,pressés d’obtenir cette garantie avant d’évacuer Malte, avaientMotifs mis le plus grand zèle à la réclamer de toutes les cours. Mais
qui avaient
fait différer i e g agents français n’avaient pas reçu d’instructions de leur
jusqu au mois 1 •
de ministre. M. de Champagny eut la prudence d’agir à Vienne
1 de Maue.’" comme s’il en avait reçu, et la garantie de l’Autriche fut ac-cordée. Le jeune empereur de Russie, au contraire, partageantfort peu la passion de son père pour tout ce qui concernaitl’ordre de Saint-Jcan-de-Jérusalem, trouvant onéreuse la ga-rantie qu’on lui demandait, car elle pouvait entraîner tôt outard l’obligation de prendre parti entre la France et l’Angle-terre, n’était pas disposé à la donner. L’ambassadeur de Francen’avant pas d’instructions pour seconder le ministère anglaisdans ses démarches, n’osant pas y suppléer, le cabinet russene fut point pressé de s’expliquer, et en profita pour ne pasrépondre. Même chose, et par les mômes motifs, eut lieu àEerlin. Grâce à cette négligence prolongée plusieurs mois, laquestion de la garantie était demeurée en suspens, et les mi-nistres anglais, sans mauvaise intention, avaient été autorisésà différer l’évacuation. La garnison napolitaine qui, d’après le