RUPTURE DE LA PAIX D AMIENS.
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du canton do Fribourg, alors le moins agité dos cantons do la Sov.. isœ.confédération. En devenant landamman, M. d’Àffry élevait soncanton à la qualité de canton directeur. Un homme d’autrefois,raisonnable, militaire, attaché d’habitude à la France, membred’un canton tranquille, c’étaient là aux yeux du Premier Con-sul des raisons décisives, et il nomma M. d’Affry. D’ailleurs,après avoir bravé l'Europe en intervenant, il fallait ne pasmultiplier pour elle les impressions pénibles, en installant enSuisse la démagogie et ses chefs turbulents. Il ne fallait ni fairecela, ni s’attribuer la présidence de la République, comme ons’était attribué celle de la République italienne. Rasseoir laSuisse en la réformant sagement; l’arracher aux ennemis dela France en la laissant indépendante et neutre, tel était leproblème à résoudre. 11 fut résolu courageusement, prudem-ment, en quelques jours.
Quand ce bel ouvrage, qui, sous le titre d’Acte de média-tion, a procuré à la Suisse la plus longue période de repos etde bon gouvernement dont elle ait joui depuis cinquante ans,quand ce bel ouvrage fut achevé, le Premier Consul appelales députés réunis à Paris, le leur remit en présence des quatresénateurs qui avaient présidé à tout le travail, leur fit unecourte et forte allocution, leur recommanda l’union, la mo-dération, l’impartialité, la conduite en un mot qu’il tenaitlui-méine en France, et les renvoya dans leur patrie, rem-placer le gouvernement provisoire et impuissant du landam-man Dolder.
Il y eut en Suisse de l’étonnement, des passions déçues et Bon effetmécontentes, mais dans les masses, uniquement sensibles au en Suisse et
1 1 x enfcuropepai
bien véritable, de la soumission et de la reconnaissance. Ce dcsentiment se (it remarquer surtout dans les petits cantons, qui,bien que vaincus, n’étaient pas traités comme tels. En effet,
M. Reding et les siens venaient d’étre immédiatement élargis.
En Europe, il y eut autant (1c surprise que d’admiration pourla promptitude de cette médiation, et sa parfaite équité. C’était