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[Vol. 2.]
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CAMP UE BOULOGNE.

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sur les mers , l’obligeaient à exercer une autorité semblable Juin 1803.sur le continent, pour la défense des intérêts généraux dumonde.

Aux secours des États alliés il faut joindre ceux qu’on allait chargestirer des Etats ennemis, ou malveillants au moins, qu'on était e “au royaumeprêt à occuper. Le Hanovre devait suffire à l’entretien de trente ,le Kaples 'mille hommes. La division formée à Faenza, et en route versle golfe de Tarcnte, devait vivre aux dépens de la cour deNaples. Instruit par son ambassadeur, le Premier Consul sa-vait très-exactement que la reine Caroline, gouvernée par leministre Acton, était tout à fait d’accord avec l’Angleterre, etqu’il ne se passerait pas long-temps «ans qu’il fût obligé d’ex-pulser les Bourbons du continent do l’Italie. Aussi ne man-qua-t-il pas de s’expliquer franchement avec la reine de Na-ples. — Je ne souffrirai pas plus, lui dit-il, les Anglais enItalie qu’en Espagne et en Portugal. Au premier acte de com-plicité avec l’Angleterre, la guerre me fera justice de votre ini-mitié. Je puis vous faire ou beaucoup de bien, ou beaucoupde mal. C’est ù vous de choisir. Je ne veux pas prendre vosÉtats ; il me suffit qu’ils servent à mes desseins contre l’An-gleterre; mais je les prendrai certainement s’ils sont employésà lui être utiles. — Le Premier Consul parlait sincèrement ,car il ne s’était pas encore fait chef de dynastie, et ne son-geait pas à conquérir des royaumes pour ses frères. En con-séquence il exigea que la division de quinze mille hommes,établie à Tarente, fût nourrie par le trésor de Naples, sauf àcompter plus tard. 11 considérait cette charge comme une con-tribution imposée à des ennemis, tout autant que celle qui al-lait peser sur le royaume de Hanovre.

En récapitulant ce qui précède, on trouve que les ressources . Totaldu Premier Consul étaient les suivantes. Naples, la Hollande, par "*p“ mierle Hanovre, devaient entretenir environ 60 mille hommes. La ‘• on8ul -République Italienne, Parme, la Ligurie, l’Espagne, étaientchargées de lui payer un subside régulier. L’Amérique se pré-