LIVRE XVII
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Juin i8u3. parait à lui solder le prix de la Louisiane. Le patriotisme desdépartements et des grandes villes lui fournissait des supplé-ments d’impôts tout à fait volontaires. Enfin lo revenu publicpromettait une augmentation croissante de produits, mêmependant la guerre, grâce â la confiance qu’inspirait un gou-vernement vigoureux et réputé invincible. C’est avec tous cesmoyens que le Premier Consul se flattait d’ajouter aux 589 mil-lions du budget de l’an xi, la ressource extraordinaire de centmillions par an, pendant deux, trois ou quatre années. Il avaitpour l’avenir les impôts indirects. Il était ainsi assuré de pou-voir entretenir une armée do 150 mille hommes sur les côtes,une autre armée de 80 mille sur le Rhin, les troupes néces-saires à l’occupation de l'Italie, de la Hollande et du Hanovre,50 vaisseaux de ligne, une flottille de transport d’une étendueinconnue., sans exemple jusqu’ici, puisqu’il s’agissait d’em-barquer 150 mille soldats, 10 mille chevaux, 400 bouches àfeu.niüposuions j iC , n onde était agité, effrayé, on peut le dire, des apprêts.lucontint, cetl ° * utle gigantesque, entre les deux empires les plusde ùfrVnce puissants du globe. Il était difficile qu’il n’en ressentit pas lesrAngleterre, conséquences, la guerre se renfermât-elle entre la France etl’Angleterre; car les neutres allaient essuyer les vexations dela marine britannique, et le continent allait être obligé de seprêter aux desseins du Premier Consul, soit en fermant sesports, soit en souffrant des occupations incommodes et dis-pendieuses. Au fond, toutes les puissances donnaient le tortde cette rupture à l’Angleterre. La prétention de garder Malteavait paru à toutes, même aux moins bienveillantes enversnous, une violation manifeste des traités, que rien ne justi-fiait dans ce qui s’était passé en Europe, depuis la paix d’A-miens. La Prusse et l’Autriche avaient sanctionné par des con-ventions formelles ce qui s’était fait en Italie et on Allemagne,et approuvé par des notes ce qui s’était fait en Suisse. La Rus-sie avait moins expressément adhéré à la conduite de la France ;mais, sauf quelques réclamations, en forme de rappel pour l’in-