CAMP DE BOCLOCNE.
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qui avait le moins à redouter les conséquences de la présenteguerre, si elle savait résister aux suggestions de la cour deLondres. Elle n’avait en effet aucun intérêt maritime à défen-dre, puisqu’elle ne possédait ni commerce, ni ports, ni colo-nies. Le port ensablé de la vieille Venise, qu’on venait de luidonner, n’avait pu lui créer des intérêts do ce genre. Ellen’était pas, comme la Prusse, l’Espagne ou Naples, souverainede vastes rivages, que la France fût tentée d’occuper. 11 luiétait donc facile de rester en dehors de la querelle. Elle y ga-gnait , au contraire, une pleine liberté d’action dans les affairesgermaniques. La France, obligée de faire face à l’Angleterre,ne pouvait plus peser de tout son poids sur l’Allemagne, etl’Autriche, au contraire, pouvait se donner carrière à l’égarddes questions restées sans solution. Elle voulait, comme on l’avu, changer le nombre des voix dans le College des princes,s’approprier frauduleusement toutes les valeurs mobiliaires desEtats sécularisés, empêcher l’incorporation de la noblesse im-médiate, arracher l’Inn à la Bavière, et par tous ces moyensréunis reprendre sa supériorité en empire. L’avantage de ré-soudre toutes ces questions comme elle l’entendrait, la conso-lait fort du renouvellement de la guerre, et, sans son extrêmeprudence, lui aurait presque inspiré de la joie.
Les deux puissances du continent les plus chagrines en cemoment, étaient la Prusse et la Russie, par des motifs, il estvrai, fort différents, et point au même degré. La plus affectéeétait la Prusse. On comprend facilement, avec le caractère deson roi, lequel haïssait la guerre et la dépense, combien laperspective d’une nouvelle conflagration européenne devaitlui être pénible. L’occupation du Hanovre avait en outre, pourson royaume, les plus graves inconvénients. Pour prévenircette occupation, il avait essayé d’un arrangement qui pûtconvenir en même temps à la France et à l’Angleterre. 11 avaitoffert h l’Angleterre d’occuper cet électorat avec les troupesprussiennes, lui promettant de n’en être que le dépositaire
Juin 1603.
Dispositionsparticulièreset calculsde l'Autriche.
Profondchagrin<le la Prusseà l’occasion(le la nouvelleguerre.
Scs effortspour prévenirl’occupationdu Hanovreen s’enchargeantelle-même.