CAMP I)E BOULOGNE.
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soient d’ailleurs une immense latitude. 11 lui était prescrit, au '>11111 1803.premier signe d’une insurrection dans les Calabres, de lesquitter pour se jeter sur la capitale du royaume. Ayant déjàconquis Naples une première fois, il savait mieux que per-sonne comment il fallait s’y prendre.
Le Premier Consul fit en outre occuper Ancône, après avoir Occupation
d'Ancône.
donné au Pape toutes les satisfactions qui pouvaient adoucirce désagrément. La garnison française devait payer exacte-ment ce qu’elle consommerait, ne troubler en rien le gouver-nement civil du Saint-Siège, même l’aider au besoin contreles perturbateurs, s’il y en avait.
Les ordres avaient été envoyés en même temps pour l’in- Occupation
du Hanovre.
vasion du Hanovre. Les négociations de la Prusse étaient de-meurées sans succès. L’Angleterre avait déclaré qu’elle blo-querait l’Elbe et le Weser, si on touchait aux États de la mai-son de Hanovre, qu’on y employât des Prussiens ou des Fran-çais. C’était, certainement, la plus injuste des prétentions.
Qu’elle empêchât le pavillon français de circuler sur l’Elbe etle Weser, rien n’était plus légitime; mais qu’elle arrêtât lenégoce de Brême et de Hambourg, parce que les Françaisavaient envahi le territoire au milieu duquel ces villes se trou-vaient enclavées, qu’elle exigeât que l’Allemagne entière bra-vât la guerre avec la France pour les intérêts de la maisonde Hanovre, et qu’elle la punît d’une inaction forcée, en dé-truisant son commerce, c’était la conduite la plus inique. LaPrusse fut réduite à se plaindre amèrement de l’injustice d’untel procédé, et, en définitive, à souffrir le pavillon britanniqueaux bouches des deux fleuves allemands, comme la présencedes Français au sein du Hanovre. Elle n’avait plus le mêmeintérêt à se charger de l’occupation, depuis que son commercedevait être dans tous les cas frappé d’interdit. Le Premier Con-sul lui fit exprimer ses regrets, lui promit de ne pas franchirla limite du Hanovre, mais s’excusa de cette invasion sur lesnécessités de la guerre, et sur l’immense avantage qu’il y