CAMP DK BOULOGNE.
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Cette convention, dite de Suhlingen, fut envoyée au Pre-mier Consul et au roi d’Angleterre, pour recevoir leur doubleratification. Le Premier Consul se hâta de donner la sienne,ne voulant pas réduire l’armée hanovrienne au désespoir, enlui imposant des conditions plus dures. Lorsqu’on présentacette même convention au vieux Georges III, il fut saisi d’unviolent mouvement de colère, et alla, dit-on, jusqu’à la jeterau visage du ministre qui la lui présentait. Ce vieux roi, dansses sombres rêveries, avait toujours considéré le Hanovrecomme devant être le dernier asile de sa famille, dont il étaitle berceau. L’invasion de ses États patrimoniaux le mit au dé-sespoir; il refusa de signer la convention de Suhlingen, expo-sant ainsi ses soldats hanovriens à la cruelle alternative, oude mettre bas les armes, ou de se faire égorger jusqu’au der-nier. Son cabinet allégua pour excuse d’une aussi singulièredétermination, que le roi voulait rester étranger à tout cequ’on entreprenait contre ses Étals; que ratifier cette conven-tion, c’était adhérer à l’occupation du Hanovre; que cette oc-cupation était une violation du sol germanique, et qu’il enappelait à la Diète de la violence faite à ses sujets. C’était laplus étrange façon d’argumenter, la moins soutenable soustous les rapports.
Quand celte nouvelle arriva en Hanovre, la brave arméeque commandait le maréchal de Walmoden fut consternée.Elle était rangée derrière l’Elbe, au milieu du pays de Lune-bourg, établie dans une forte position, et résolue à défendreson honneur. De son côté, l’armée française, qui depuis troisans n'avait pas tiré un coup de fusil, ne demandait pas mieuxque de livrer un combat brillant. Cependant l’avis le plus sageprévalut. Le général Mortier, qui joignait l’humanité à la vail-lance, fit ce qu’il put pour adoucir le sort des Hanovriens. 11n’exigea pas qu’ils se rendissent prisonniers de guerre : ilse contenta de leur licenciement, et convint avec eux qu’ilslaisseraient leurs armes au camp, et se retireraient dans leurs
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Juin 1S03.
Le roiGeorges IIIrefusede ratifierla conventionde Suhlingen.
Capitulationde l’arme'ehanovrienne.