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LIVRE XVII.
.Initi 1803.
Acquisitionau profitde l’arme'efrançaisedes chevauxde Hanovre.
Le PremierConsul, aprèsavoir régléses rapportsavec
les puissancesdu continent,se livre toutentier à ses
foyers, en promettant de n’être jamais ni armés, ni réunis.Le matériel de guerre, contenu dans le royaume, matérieltrès-considérable, fut livré aux Français. Les revenus du paysdurent leur appartenir, ainsi que les propriétés personnellesde l’électeur de Hanovre. Au nombre de ces propriétés setrouvaient les beaux étalons de la race hanovrienne, qui fu-rent envoyés en France. La cavalerie mit pied à terre, et livra3,500 chevaux superbes, qui furent employés à remonter lacavalerie française.
Le général Mortier ne s’empara que d’une manière très-in-directe de l’administration du pays, et en laissa la plus grandepartie dans les mains des autorités locales. Le Hanovre, si onne voulait pas le pressurer, pouvait parfaitement nourrir 30mille hommes. Ce fut la force qu’on projeta d’y faire vivre, etqu’on promit au roi de Prusse de ne pas excéder. Il fut de-mandé à ce monarque, pour éviter les longs détours de laHollande et de la Basse-Westphalie, de consentir à l’établis-sement d’une route d’étapes, à travers le territoire prussien,en payant exactement à des fournisseurs désignés d’avancel’entretien des troupes qui se rendraient en Hanovre, ou quien reviendraient. Le roi de Prusse s’y prêta pour complaireau Premier Consul. Dès lors les communications directes fu-rent établies, et on s’en servit pour envoyer un grand nombrede cavaliers, qui allaient à pied, et revenaient avec trois che-vaux, un qu’ils montaient, deux qu’ils tenaient en main. Lapossession de cette partie de l’Allemagne devint fort utile ànotre cavalerie, servit bientôt à la rendre excellente sous lerapport des chevaux, comme elle l’était déjà sous le rapportdes hommes.
Pendant que s’exécutaient ces diverses occupations, le Pre-mier Consul poursuivait ses préparatifs sur les bords de laManche. 11 faisait acheter des matières navales, en Hollande,surtout en Russie, afin d’être pourvu avant que les disposi-tions, peu rassurantes de cette dernière puissance, ne la por-