CAMP DE BOULOGNE.
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bois des Alpes, des Vosges, de la Forêt-Noire, de la Wetté- isra.ravie, des Ardennes. Enfin, les ouvriers des Flandres, natu-rellement attirés par le voisinage, devaient y offrir des mil-liers de bras pour la construction des vaisseaux. Le Premier ordres pour
la création
Consul résolut donc de créer à Anvers une flotte dont le pa-villon flotterait toujours entre l’Escaut et la Tamise. C’était l’undes plus sensibles déplaisirs qu’il pût causer à ses ennemis,désormais irréconciliables, c’est-à-dire aux Anglais. Il fit oc-cuper sur-le-champ les terrains nécessaires à la constructionde vastes bassins, qui existent encore, et qui sont l’orgueilde la ville d’Anvers. Ces bassins, communiquant par uneécluse de la plus grande dimension avec l’Escaut, devaientêtre capables de contenir toute une flotte de guerre, et restertoujours pourvus de 30 pieds d’eau, qu’elle que fût la hau-teur du fleuve. Le Premier Consul voulait faire construire 25vaisseaux dans ce nouveau port de la République; et, en at-tendant de nouvelles expériences relativement à la navigabi-lité de l’Escaut, il ordonna la mise en chantier de plusieursvaisseaux de soixante-quatorze. Il ne renonçait pas à en cons-truire plus tard d’un échantillon supérieur. Il espérait faired’Anvers un établissement égal à ceux de Brest et de Toulon,mais infiniment mieux placé pour troubler le sommeil del’Angleterre.
Il se rendit d’Anvers à Gand, de Gand à Bruxelles. Ces po- à Bruxelles,pulations belges, mécontentes dans tous les temps du gouver-nement qui les a régies, se montraient peu dociles pour l’ad-ministration française. La ferveur de leurs sentiments reli-gieux y rendait plus grandes qu’ailleurs les difficultés de l’ad-ministration des cultes. Le Premier Consul y rencontra d’a-bord quelque froideur, ou, pour parler plus exactement, unevivacité moins expansive que dans les anciennes provincesfrançaises. Mais cette froideur disparut bientôt quand on vitle jeune général, entouré du clergé, assistant avec respect auxcérémonies religieuses, accompagné de son épouse, qui, mat-