CAMP DE BOULOGNE.
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alors, la politique de la France n’avait pas acquis une telle Aoiiua».extension.
Les suggestions de la Russie étaient donc mensongères, Effet desmais elles inquiétaient le roi de Prusse, déjà fort troublé par <ieiaRussie
' 1 sur la l'russe.
l’occupation du Hanovre. Cette occupation lui avait valu, outreles plaintes des États allemands, de cruelles souffrances com-merciales. L’Elbe et le Weser étant fermés par les Anglais,l’exportation des produits prussiens avait cessé tout à coup.
Les toiles de la Silésie, achetées ordinairement par Hambourget Brême, dont elles alimentaient le vaste commerce, avaientété refusées le jour même où avait commencé le blocus. Les *gros négociants de Hambourg surtout avaient mis une sortede malice à repousser toute espèce de transactions, afin destimuler davantage la cour de Prusse, afin de lui faire plusvivement sentir l’inconvénient de l’occupation du Hanovre,cause unique de la clôture de l’Elbe et du Weser. Depuis lors,les plus grands seigneurs prussiens essuyaient des pertes im-menses. M. d’Haugwitz notamment avait perdu la moitié deses revenus ; ce qui n’avait altéré en rien le calme qui faisaitl’un des mérites de son génie politique. Le roi, assiégé desplaintes de la Silésie, avait été obligé de prêter à cette pro-vince un million d’écus (4 millions de francs), sacrifice biengrand pour un prince économe, et jaloux de rétablir le trésordu grand Frédéric. On lui demandait, dans le moment, ledouble de cette somme.
Agité par les suggestions russes, par les plaintes du com-merce prussien, le roi Frédéric-Guillaume craignait, en outre,s’il se laissait entraîner par ces suggestions et ces plaintes,d’être engagé dans des liaisons hostiles à la France; ce quiaurait bouleversé toute sa politique, qui depuis quelques an-nées avait reposé sur l’alliance française. C’est pour sortir dece pénible état d’anxiété que M. Lombard venait d’être envoyéà Bruxelles. II avait mission de bien observer le jeune géné-ral , de chercher à pénétrer ses intentions, de s’assurer s’il
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