CAMP DE BOULOGNE,
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titre de général en chef de ces divers corps de troupes. L’am- Août 1803.bassadeur de France eut ordre de demander à la cour d’Es- Demandes
_ . . péremptoires
pagne le redressement de tous les griefs dont on avait a se adressées
° 0 au caliinet
plaindre, l’élargissement des Français détenus, avec un dé- «îeMadrid.dommagement pour les pertes qu’ils avaient essuyées, la pu-nition des commandants des forts d’Algésiras et de Cadix, quiavaient laissé prendre des bâtiments français à portée deleurs canons, la restitution des bâtiments pris, l’admissiondans les bassins du Ferrol de l’escadre réfugiée à la Corogne,son radoub et son ravitaillement immédiats, sauf à comptersur-le-champ avec la France; le licenciement de toutes lesmilices, et enfin, aux choix de l’Espagne, ou la stipulationd’un subside, ou l’armement des 15 vaisseaux et des 24 millehommes promis par le traité de Saint-Ildephonse. Le généralBeurnonville devait déclarer au prince de la Paix ces volontésexpresses, lui dire que si la cour de Madrid persistait dans safolle et coupable conduite, c’était à lui que s’en prendrait lajuste indignation du gouvernement français ; qu’en franchis-sant la frontière on dénoncerait au roi et au peuple d’Espagnele joug honteux sous lequel ils étaient courbés, et dont onvenait les délivrer. Si cette déclaration faite au prince de laPaix n’avait pas d’effet, le général Beurnonville devait de-mander une audience «au roi et à la reine, leur répéter cequ’il avait dit au prince, et, s’il n’obtenait pas justice, se re-tirer de la cour, en attendant de nouvelles dépêches de Paris.
Le général Beurnonville, impatient de mettre un terme à Démarche
de
d’intolérables outrages, se hâta de se rendre chez le prince rami»assadcur.
' x Beurnonville
de la Paix, de lui dire les dures vérités qu’il avait mission de auprès
' 1 du prince
faire arriver à ses oreilles, et pour ne lui laisser aucun doute dc lasur le sérieux de ces menaces, plaça sous ses yeux plusieurspassages des dépêches du Premier Consul. Le prince de laPaix pâlit, laissa échapper quelques larmes, fut tour à tourbas ou arrogant, finit par déclarer que M. d’Azara était chargéde s’entendre à Paris avec M. de Talleyrand, qu’au surplus