CONSPIRATION DE GEORGES.
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assumée ; mais, ne voulant pas provoquer un renversement Août î&n.de cabinet, elle le maintenait contre ses adversaires, mêmecontre M. Pitt, qu’elle désirait cependant revoir à la tête desaffaires. Ce puissant chef de parti était revenu au Parlement,où l’appelaient sa secrète impatience, la grandeur des dan-gers publics, et sa haine contre la France. Toujours plus mo-déré néanmoins que ses auxiliaires Wyndham, Grenville etDundas, il avait été averti, par un vote récent, de l’être da-vantage encore. En effet, on avait voulu infliger un blâme auministère, et cinquante-trois voix seulement s’étaient pronon-cées pour l’affirmative. La majorité, par une disposition assezordinaire aux assemblées politiques, aurait voulu, sans passer 'par un bouleversement ministériel, amener au timon de l’Étatles hommes les plus renommés et les plus capables. Dans l’at-tente de sa prochaine rentrée aux affaires, M. Pitt prenait partà toutes les discussions, presque comme s’il eût été ministre,mais plutôt pour appuyer et compléter les mesures du gou-vernement que pour les contredire.
La principale de ces mesures était l’organisation d’une ar- Force et
A 1 ^ organisation
mée. L’Angleterre en avait une, dispersée dans l’Inde, dans d a e n !’j* a ™ < f el’Amérique, dans tous les postes de la Méditerranée, compo-sée d’Irlandais, d’Écossais, de Hanovriens, de Hessois, deSuisses, de Maltais même, et formée par l’art des recruteurssi répandu en Europe avant l’institution de la conscription,
Elle s’était fort bien conduite en Égypte, comme on l’a vuprécédemment. Elle s’élevait à 130 mille hommes environ.
Or, on sait que, sur 130 mille hommes, il faut une bien bonneadministration, pour en avoir 80 mille capables de servir ac-tivement. A cette force, dont le tiers au moins était absorbépar la garde de l’Irlande, se joignaient 50 mille hommes demilice, récemment portés à 70 mille, troupe nationale qu’onne pouvait pas faire sortir de sa province, et qui n’avait ja-mais vu le feu. Elle était conduite par des officiers en retraite,par des seigneurs anglais, pleins de patriotisme sans doute,
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