CONSPIRATION DE GEORGES.
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d’un esprit froid et positif. Toutes les idées de M. Wyndham, -*oût 1903selon lui, étaient fort bonnes ; mais comment créer une arméeen quelques jours? comment l’aguerrir? comment lui compo-ser des cadres, lui trouver des officiers? Une telle institutionne saurait être l’œuvre d’un moment. Ce qu’on venait d’ima-giner était la seule chose actuellement praticable. Il serait déjàbien assez difficile d’organiser les 50 mille hommes demandés,de les instruire , de les pourvoir d’officiers de tout grade.
M. Pitt conjura donc; son ami M. Wyndham de renoncer à sesidées, pour le présent du moins, et d’adhérer avec lui au plandu gouvernement.
M. Wyndham ne tint guère compte des avis de M. Pitt, etpersista dans son système, en l’appuyant de nouvelles et plusfortes considérations. Il demanda môme une levée en masse,comme celle de la France en 1792, et reprocha au faible mi-nistère Addington de n’avoir pas songé à cette grande res-source des peuples menacés dans leur indépendance. Cet en-nemi de la France et de Napoléon, par un effet de la haineassez fréquent, trouva des éloges pour ce qu’il détestait leplus, exagéra presque notre grandeur, notre puissance, ledanger dont le Premier Consul menaçait l’Angleterre, pourreprocher au ministère anglais de ne pas prendre assez deprécautions.
L’armée de réserve fut votée, nonobstant les mépris duparti Wyndham, qui l’appelait une augmentation de milices.
On comptait sur cette combinaison pour l’extension de l’ar-mée de ligne. On espérait que les hommes désignés par lesort, et condamnés à servir, aimeraient mieux s’enrôler danscette armée que dans toute autre. C’étaient peut-être vingtou trente mille recrues de plus qu’on allait jeter dans sescadres.
Cependant le danger croissant d’heure en heure, et surtoutla coopération du continent étant chaque jour moins probable,on eut recours à la proposition du parti le plus ardent, et on
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