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[Vol. 2.]
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LIVRE XV1I1.

Août 1803.

Adoptiond’une partiedes idees deM. Wyiidliam,et créationdes

volontaires.

Kevuesde volontaires,tant à Londresque dans lesgrandes villesd’Angleterre.

Fortifications

autour

de Londres, etsur les pointsprincipaux,des cotes.

aboutit à l’idée d’une levée en masse. Le ministère demandaet obtint la faculté d’appeler aux armes tous les Anglais de-puis 17 jusqu’à 55 ans. On devait prendre les volontaires, et,à défaut, les hommes désignés par la loi, les former en ba-taillons, les instruire, pendant un certain nombre d’heures parsemaine. Il devait leur être alloué une paye, pour les dédom-mager de la perte de leur temps; mais cette disposition neconcernait que les volontaires qui appartenaient aux classesouvrières.

M. Wyndham, obligé cette fois de reconnaître qu’on prenaitses idées, se plaignit qu’on les prenait trop tard et mal, etcritiqua plusieurs détails de la mesure. Mais elle fut votée, et,en peu de temps, on vit dans les villes et les comtés d’Angle-terre la population, appelée aux armes, s’exercer tous les ma-tins en uniforme de volontaires. Cet uniforme fut porté partoutes les classes. Le respectable M. Addington se rendit auParlement dans ce costume, qui allait si peu à ses mœurs, etencourut même quelque ridicule, par une manifestation de cegenre. Le vieux roi, son fils, le prince de Galles, passèrent àLondres des revues, auxquelles les princes français exiléseurent l’impardonnable tort d’assister. On vit jusqu’à vingtmille de ces volontaires à Londres, ce qui n’était pas fort con-sidérable, il est vrai, pour une si vaste population. Du reste,le nombre en était assez grand dans l’étendue de l’Angleterre,pour fournir une force imposante, si elle avait été organisée.Mais on n’improvise pas des soldats, et moins encore des of-ficiers. Si en France on avait douté de la valeur des bateauxplats, en Angleterre on doutait bien davantage de la valeurde ces volontaires, et, sinon de leur courage, au moins de leurhabitude de la guerre. A ces mesures on ajouta le projet defortifications de campagne autour de Londres, sur les routesqui aboutissent à cette capitale, et sur les points les plus me-nacés des côtes. Une partie des forces actives fut disposéedepuis l’ile de Wight jusqu’à l’embouchure de la Tamise. Un