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[Vol. 2.]
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CONSPIRATION DE GEORGES.

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daient les indiscrétions difficiles, et le secret certain, au moins Août îæ?.pour quelque temps.

C’est par là que Georges pénétra en France. Embarqué surle navire du capitaine Wright, il descendit au pied de la falaisede Biville, le 21 août (1803), aumoment même où le PremierConsul faisait l’inspection des côtes. Il franchit le pas des con-trebandiers, et, de gite en gîte, parvint, avec quelques-uns de sesplus fidèles lieutenants, jusqu’à Chaillot, dans l’un des faubourgsde Paris. On lui avait préparé dans ce faubourg un petit loge- de A |j r ^ esment, d’où il pouvait venir la nuit à Paris, y voir ses associés, et cn i ao 1 j“ r j s 8(j;jpréparer le coup de main pour lequel il s’était rendu en France.

Courageux et sensé, Georges avait les passions sans lesillusions de son parti, et jugeait mieux que les autres ce quiétait praticable. Il tentait par courage ce que les émigrés, sescomplices, tentaient par aveuglement. Arrivé à Paris, il vit Ce que Geor

° ges trouve

bientôt que le Premier Consul n’était pas dépopularisé, ainsi 4 Palis -qu’on l’avait écrit à Londres ; que les royalistes et les républi-cains n’étaient pas si disposés à se jeter dans les aventures,qu’on l’avait annoncé, et qu’ici, comme toujours, la réalitéétait fort loin des promesses. Mais il n’était pas homme à sedécourager, ni surtout à décourager ses associés, en leur fai-sant part de ses observations. En conséquence, il se mit àl’œuvre. Après tout, pour un coup de main, il n’avait pasbesoin du secours de l’opinion publique; et, le Premier Consulmort, on forcerait bien la France, faute de mieux, à reveniraux Bourbons. Du fond de son impénétrable obscurité, il en-voya des émissaires en Vendée, pour voir si, à l’occasion dela conscription, elle ne voudrait pas se soulever de nouveau,et si les conscrits de ce pays ne diraient pas, comme autre-fois, que, servir pour servir, il valait mieux porter les armescontre le gouvernement révolutionnaire, que pour lui. Mais iltrouva la plus grande inertie en Vendée. Son nom seul, entretous les noms vendéens, avait conservé de la puissance, parcequ’on le regardait comme un royaliste incorruptible, qui avait

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