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[Vol. 2.]
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CONSPIRATION DE GEORGES.

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ajoutait M. Drake, il importe fort peu par qui l’animal soit ter- Janv. isoarassé, il suffit que vous soyez tous prêts à joindre la chasse 1 .

C’est à cet indigne rôle qu’un agent revêtu d’un caractèreofficiel, osait descendre; c’est ce langage odieux qu’il osait tenir.

Mais tout ceci ne donnait pas les lumières qu’on cherchait.

M. Drake ignorait la grande conspiration de Georges, dont lesecret n’avait pas été dispersé ; et il n’avait pu, dans sa ridi-cule confiance, faire aucune révélation utile. Le Premier Con-sul était toujours persuadé que les hommes qui avaient conçule projet de la machine infernale, devaient à plus forte raisonpréparer quelque chose dans les circonstances présentes; et,frappé de diverses arrestations exécutées à Paris, en Vendée,en Normandie, il dit à Murat, qui était alors gouverneur deParis, et à M. Réal, qui dirigeait la police : Les émigrés sont

Une autre expédition est celle de la Morée, qui est décidément arrêtée.

Bonaparte a 40 mille hommes à Tarente. L’escadre de Toulon va s’y rendre.

11 espère trouver une armée auxiliaire de Grecs très-considérable.

Il faut toujours continuer l’affaire du portefeuille, dire que (pour s'accré-diter) l’huissier vient de présenter plusieurs morceaux de lettres écrites de lamain même de Bonaparte; que l’on peut donc tirer le plus grand parti de cethomme, mais qu’il veut beaucoup d’argent. Le projet est effectivement delivrer ce portefeuille, dans lequel le Premier Consul mettra tous les renseigne-ments qu’on désire qu’ils croient, mais, pour qu’ils attachent une grande im-portance à ce portefeuille, il faut qu’ils avancent de l’argent, au moins 50 millelivres sterling.

> Au citoyen Béai

Malmaison, 28 ventôse an xn (19 mars 1804).

Je vous prie d’envoyer au citoyen Maret la dernière lettre écrite par Drakepour qu’il la fasse imprimer à la suite du recueil de pièces relatives à cetteaffaire.

Je vous prie aussi de mettre deux notes, l'une pour faire connaître quel’aide-de-camp du général supposé n’est autre chose qu’un officier envoyé parle préfet de Strasbourg; et l’antre qui fasse connaître que l’huissier était unepure invention de l’agent, qu’il n’y a pas un huissier ni employé près le gouver-nement qui ne soit au-dessus de l’or corrupteur de l’Angleterre.

1 Ce sont les propres expressions employées par M. Drake. Les lettresécrites de sa main furent déposées au Sénat, et montrées à tous les agents ducorps diplomatique qui voulurent les voir.